Protection et conservation

 

 

L'expérience que je possède en matière de Sciences Naturelles depuis 45 ans tant d'un point de vue de passionné d'oiseaux que de professionnel de la plante, me laisse perplexe quant au niveau moyen de connaissances de mes contemporains dans ce domaine et notamment parmi les jeunes générations. Les mots écologie, défense de l'environnement, protection de la nature ou autre disparition des espèces sont tellement à la mode électorale et si facilement dans la bouche du citadin enfermé dans un monde si éloigné de la nature qu'il en oublie que ses connaissances sont bien souvent réduites à de vagues souvenirs scolaires, vous savez, ceux qui 20 ans après ne vous permettent pas de vous rappeler du rôle de la chlorophylle ni même pourquoi les vaches ruminent. Alors que sait-il de la diversité génétique des populations ou des interactions qui les régissent ? Pourtant sous l'influence de mouvements plus ou moins politisés et relayés par les médias à la recherche du buzz, ce même citoyen fera sienne la pensée officielle martelée à chaque évènement de l'actualité.

 

Chacun y va de son opinion à propos de la protection de la nature et de la disparition des espèces avec bien souvent des discours utopistes : soyons clairs, qui est capable d'empêcher la sur-exploitation des forêts ou des tourbières dans le monde en face des intérêts économiques ? Quel pays riche se propose de protéger efficacement les espaces naturels des pays pauvres en aidant les populations locales ? Dans nos pays on protège par interdits  pour se donner bonne conscience puisqu'ailleurs on laisse l'industrie détruire sans retenue. Du vivant, économiquement sans intérêt, contre des emplois et des revenus du capital : la lutte est inégale ! Que pouvons-nous faire ? Et le bon sens et la volonté dans tout ça ?
 
1. La législation, des normes de plus
2. La conservation, affaire de tous