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Famille Bromeliaceae
Dyckia brevifolia Baker (1871)
Statut du taxon : accepté sous réserve - (Mise à jour : 07/2026).
Publication : Refug. Bot. 4: t. 236 (1871).
Synonymie : aucune
Noms vernaculaires : dyckia à feuilles courtes.
Bibliographie : J. G. Baker, Refugium botanicum : or figures and descriptions from living specimens (1871) (diagnose).
Collectif, Flora Brasiliensis, enumeratio plantarum in Brasilia (1895), (Carl Mez pour les Bromeliaceae).
Iconographie
Urban Jacques 1. rosettes ; 2. aire de répartition ; 3. inflorescence ; 4. face inférieure des feuilles ; 5. bouton et sa bractée ; 6. fruit.
Description détaillée
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Plante perenne terrestre à tige courte (plus longue chez les rejets successifs) avec des feuilles succulentes densément arrangées en une rosette compacte. Les feuilles en forme de glaive mesurent en moyenne 8-12 cm de long sur 2-3 cm à la base, de section triangulaire convexe sur la face inférieure et munies de petits aiguillons hyalins jaunâtres sur les bords du limbe recourbés vers l'apex. La face supérieure est verte à vert-grisâtre suivant l'exposition, brillante avec une cuticule protectrice alors que l'inférieure est finement cannelée longitudinalement, striée de lignes blanches en creux sur fond vert pâle. Les feuilles centrales sont dressées alors que les basales sont d'abord horizontales puis courbées vers le bas en vieillissant. Comme les agaves, de nombreux rejets produisent de nouvelles rosettes à tiges plus longues, l'ensemble formant une colonie souvent importante qui s'accroit aussi bien latéralement qu'en hauteur pouvant atteindre alors 50-30 cm. Une rosette adulte simple mesure environ 20-28 (30) cm de diamètre et 10-15 cm de haut.
Les inflorescences naissent des rosettes les plus développées. Ce sont de longs épis à tiges (scapes) non ramifiées, rigides, de 6-10 mm de diamètre. Sur les 20-30 cm de la base elle porte des bractées appliquées lancéolées acuminées alternes d'un tiers de tour par rapport à la tige. Les fleurs sessiles à subsessiles (pédicelle épais, de 1-2 mm de long), alternes s'épanouissent dans le haut de la tige, successivement de la base vers le haut. Elles sont tubulaires, jaune brillant, de 13-20 (25) mm de long espacées de 10-15 mm lors de leur ouverture alors que les boutons floraux sont très serrés dans le haut du scape. Corolle tubulaire s'ouvrant à peine à l'extrémité ; une bractéole elliptique jaune-verdâtre longuement acuminée protège le bouton ; sépales elliptiques légèrement pointus. Pédicelles d'abord minuscules (dépassant à peine 1 mm de longueur), épais et subglabres, mais qui s'allongent de manière marquée (8-10 mm) et deviennent glabres après le flétrissement de la fleur ; sépales jaunâtres à l'état frais et bruns une fois secs, à marges translucides très étroites, épais et charnus (devenant coriaces au séchage) ; ils atteignent 7 mm de long, de forme ovale-elliptique, à sommet obtus, fortement concaves mais non carénés et dépourvus de franges marginales ; face externe couverte d'écailles farineuses ou devenant subglabre ; sépales appliqués contre les pétales durant l'anthèse mais devenant subdressés à l'état sec. Étamines légèrement plus courtes que les pétales, quelque peu saillantes durant l'anthèse ; filets épais et charnus, soudés entre eux sur au moins 2 mm au-delà du tube pétalo-staminal. Ovaire étroitement pyramidal-trigone et capsule brune trigone atteignant 8 mm de diamètre et 15-20 mm de long, à apex pointu entouré des sépales ocrés et de la bractéole plus ouverte. Floraison en juin-juillet sous nos climats. Graines de 3 mm de diamètre, suborbiculaires, aiguës à la base, entourées d'une aile coriace étroite.
En culture, sol drainé avec arrosages modérés à rares en hiver. Convient très bien pour une véranda ou une serre même non chauffée pourvu que la température n'y descende pas en dessous de -5°C si la motte est bien sèche. Prévoir un conteneur large pour permettre aux rosettes latérales de se développer bien que celles-ci passeront par dessus le pot. Peut-être planté en extérieur dans les zones à faibles gelées et à condition de l'abriter de la pluie en hiver. Culture facile car les dyckias sont très résistants à la sécheresse ; les plantes assoiffées montrent des feuilles très creusées sur la partie supérieure et sont vert pâle.
Origine géographique : l'espèce est endémique du Sud du Brésil dans l'état du Minas Gerais
Jacques Urban, 2026.
Statut dans la nature : aucune information.
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 10
Famille Bromeliaceae
Dyckia altissima Lind. (1841)
Statut du taxon : synonyme de D. brevifolia (voir ci-dessous) - (Mise à jour : 07/2026).
Publication : Edwards's Bot. Reg. 271 (Misc.): 84 1841.
Bibliographie : Edwards's Bot. Reg. 271(Misc.): 84 1841.
J. G. Baker, Refugium botanicum : or figures and descriptions from living specimens (1871) (diagnose de Dyckia brevifolia).
Collectif, Flora Brasiliensis, enumeratio plantarum in Brasilia (1895), (Carl Mez pour les Bromeliaceae).
Iconographie
1. diagnose de Lindley ; 2. Illustration de D. princeps sur POWO ; 3. Illustration de D. princeps dans la diagnose originelle de Lemaire.
Commentaires
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Ci-dessus (illustration 1) la diagnose originelle très succincte de Lindley décrivant en 1841 Dyckia altissima. La première remarque est que l'auteur indique que le taxon qu'il décrit est natif de Buenos-Aires en Argentine alors que tous les rares sites consultés sur Internet qui le référence indique pour origine le Sud du Brésil. Ensuite il écrit que la couleur de ses fleurs ressemblent à celles de D. rariflora en plus clair or celles-ci sont orangées et non jaunes. Enfin D. altissima ne correspond à aucun taxon de la Flore d'Argentine mais ressemble fortement à la description de Dyckia brevifolia qui lui, est originaire du Sud Brésil de l'état de Rio de Janeiro.
Dans sa diagnose de Dyckia princeps, C. A. Lemaire écrit la phrase suivante : "Elle (cette espèce) nous paraît très voisine du D. altissima Lindl. (Bot. Rcg. 1. s. c.), si même elle en est suffisamment distincte ce dont nous ne pouvons juger d’après la seule phrase spécifique beaucoup trop incomplète que ce botaniste a donnée de sa plante (il fait référence à la diagnose ci-dessus). Toutefois, chez notre Dyckia, les feuilles ont de 55 à 50 cm, de longueur; elle sont glabres en dessus; le scape est ramifié et ..." Fort de cette remarque je constate que l'illustration de D. princeps sur la base de POWO est celle de D. brevifolia (illustration 2) différente de celle de la diagnose d'origine (illustration 3).
La description de D. altissima faite en 1895 par Carl Mez dans son travail sur le genre cité en référence, on constate qu'elle correspond à celle de D. princeps qu'il semble d'ailleurs citer en synonymie ce qui prouve la grande confusion sur ce taxon, confusion que l'on retrouve sur divers sites internet pour beaucoup de Dyckias, il suffit de regarder les photos très différentes pour une même espèce. En conclusion, le D. altissima décrit par Lindley ne semble pas exister naturellement étant sans doute un sujet hybridé peut-être avec D. rariflora, espèce ressemblant beaucoup à D. brevifolia, des mêmes régions du Brésil et propagé jusqu'à Buenos-aires où aucun de ces taxons n'existent. En tous cas les descriptions postérieures à 1841 de D. altissima correspondent principalement à celle de D. brevifolia le traitant taxinomiquement parlant comme un synonyme !
