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Famille Myrtaceae
Genre Eucalyptus L'Héritier (1788)
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 03/2026).
Publication : Sertum Anglicum seu Plantae Rariores quae in Hortis juxta Londinum, Imprimis in Horto Regio Kewensi Excoluntur, ab Anno 1786 ad Annuum 1787 Observatae. Paris.
Liens taxinomiques : (en gras les genres toujours valides) Angophora, Corymbia.
Noms vernaculaires : eucalyptus, gommier.
Bibliographie : D.J Boland, M.I.H.Brooker & J.W Brooker, Eucalyptus seeds, 1980.
Collectif, Flora of Australia Volume 19, Australian Government Publishing Service, Canberra, 1988.
Brooker & Kleining, Field Guide to Eucalypts, en 3 volumes, 1999 (Vol 1), 2001 (Vol 2) et 1994 (Vol 3).
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006.
Description brève
Introduction Pour de plus amples détails la monographie du genre en cours de rédaction sera bientôt disponible.
Environ entre 700 et 900 espèces acceptées mais près de 1300 décrites selon les auteurs en fonction du pointillisme de chacun à plus ou moins considérer certains taxons comme des sous-espèces ou pas (travail de mise à jour en cours). A cette pléthore d'espèces, il faut encore ajouter environ 130 hybrides naturels dont les parents sont apparemment connus. Je passe alors sous silence les milliers de descriptions qui, à partir d'un individu, ce sont révélées être des synonymies de taxons déjà décrits parfois par le même auteur.
Résumé
Arbres ou arbustes parfois bas, à croissance le plus souvent rapide, originaires presque exclusivement d'Australie avec quelques espèces en Malaisie et en Nouvelle Guinée. Sempervirents ils sont surtout connus pour leurs feuilles aromatiques. Toutes les espèces le sont à des degrés plus ou moins importants. Souvent, le feuillage juvénile est différent de celui de la plante adulte. Toutes les espèces ont une floraison abondante au bout de 4-8 ans après le semis mais certaines espèces sont franchement exceptionnelle dans ce domaine. En 1995 Johnson et Hill séparent les sous-genres Corymbia et Blakella pour les élever au rang de genre sous le nom de Corymbia mais Brooker les reclasse en sous-genres en 2000. Actuellement aucune classification ne donne une entière satisfaction car toutes ne sont qu'une recombinaison des caractères proposés par tous les auteurs aussi dans cette étude j'ai suivi D. Nicole qui se propose en 2024 d'aborder les genres Eucalyptus, Corymbia et Angophora plus globalement en les regroupant tous dans le genre Eucalyptus. Au milieu de toutes ces classifications on trouve encore très souvent un système basé sur les écorces qui est à l'origine de divers noms vernaculaires australiens et qui distingue notamment :
- les "gums" (gommiers) à écorce lisse et caduque
- les "boxes" à écorce rugueuse et fibreuse
- les "peppermints" à écorce finement fibreuse
- les "stringybarks" à longue écorce fibreuse
- les "ironbark" à écorce dure (comme du fer), fissurée et souvent sombre.
Beaucoup d'idées reçues circulent sur les eucalyptus mais hélas beaucoup sont fausses. D'abord ils aiment des sols fertiles, bien drainés tout en étant frais en été (au moins en profondeur), certaines espèces recherchant même l'humidité. Ensuite beaucoup d'espèces supportent de fortes gelées et bien que les limites soient encore mal connues, on peut estimer que près de 100 espèces sont rustiques entre -7°C et -18°C contrairement au genre Corymbia qui compte peu d'espèce rustiques. La majorité possède dans leur pays une adaptation au feu qui devient une adaptation au gel dans nos régions : les bourgeons cotylédonaires se transforment en un renflement ligneux au niveau du sol. Ainsi lorsque le gel est trop sévère il suffit de protéger la base du tronc pour éviter la mort de l'arbre. Certaines espèces tropicales peuvent ainsi être cultivées en enterrant la souche et produire chaque année des rameaux sur plus de 1,50 m de haut. Enfin, beaucoup se prêtent à la culture en conteneur et donne de magnifiques potées fleuries et parfumées sous la forme d'arbres "japonisés" (gros bonsaïs). Si vous disposez d'un balcon bien ensoleillé vous pouvez avoir des eucalyptus en pot car le choix des feuillages et des floraisons est important. Les graines sont souvent très petites et un sachet en contient plusieurs dizaines qui germent facilement entre mars et août. Même dans un petit jardin et dans le nord de la France, il est possible de cultiver des eucalyptus. Pour éviter une hauteur trop importante, vous pouvez le tailler dès la troisième année afin de le conduire sur plusieurs troncs. Seul le vent peut, dans les régions où il est fréquent, être un problème pour la plante mais la taille permet d'y remédier.
Phénogramme de la Tribu des Eucalypteae au sein des Myrtaceae
(Extrait de la Monographie du genre Eucalyptus en cours de rédaction)
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Taxons inférieurs : entre 700 et 900 espèces acceptées à ce rang selon les auteurs.
Classification phénotypique du genre Eucalyptus
1. Inflorescences toutes composées (paniculées) terminales ou axillaires mais toujours sans bourgeon végétatif au-delà de l'inflorescence.
2. Pétales et sépales présents.
Sous-genre Angophora (Cav.) Brooker
2. Pétales et sépales absents.
3. Inflorescences toujours terminales. Il n'y a jamais d'inflorescences axillaires et elles sont tou jours au-dessus de la couronne. Fruits ligneux à paroi nettement épaisse, très rarement fine et souvent de plus de 10-12 mm de long. Fruit presque toujours à 4 valves, rarement 3 ou 5.
Sous-genre Corymbia (Hill & Johnson) Brooker
3. Inflorescences axillaires ou axillaires et terminales mêlées mais jamais terminales seules. Fruits ligneux à paroi souvent fine autour de 8-10 mm de long et rarement épaisse (Section Maculatae). Fruit presque toujours à 3 valves très rarement 4.
Sous-genre Blakella (Pryor & Johnson ex Brooker) Parra-Os. & Ladiges
1.Inflorescences simples ou composées (paniculées) dans de rares cas (1) le plus souvent axillaires et rarement terminales mais ayant un bourgeon végétatif présent au-delà de l'inflorescence.
2. Présence d'un operculum pétaloïde et de sépales libres à la base de l'hypanthium ou de sépales relictuels très petits sur l'operculum pétaloïde. Cotylédons toujours réniformes, rarement oblongs-orbiculaires (curtisii) ou bilobés (phoenicea)..
Sous-genre Eudesmia (R. Br) L.A.S.Johnson & K.D.Hill (2)
2. Pas d'operculum pétaloïde et de sépales relictuels visibles comme définis précédemment.
3. Un seul operculum et ovaires à 2 ou 4 rangées d'ovules(le plus souvent 2 rangées). Cotyledons toujours réniformes.
Sous-genre : Monocalyptus D.J. Carr & S.G.M. Carr. (3)
3. Deux operculums et 4 rangées d'ovules ou plus. Cotylédons bilobés, bissectés ou réniformes.
Sous-genre : Symphyomyrtus (Schauer) Brooker.
(1) Chez ces certaines espèces du sous-genre Symphyomryrtus, les inflorescences donnent l'impression d'être terminales et sont parfois paniculées ; cela pourrait nous orienter à les classer dans le genre Corymbia. En réalité le résultat est provoqué par l'avortement ou la dormance des bourgeons végétatifs terminaux ; la reprise de végétation peut se produire et donner ainsi à l'inflorescence une position axillaire qui ne se produit pas chez Corymbia. Ceci étant une clé de classification, il est très difficile de se contenter d'une seule observation ponctuelle du taxon pour s'en apercevoir ; la classification se base sur plusieurs observations à différents stades alors que la détermination se fonde sur l'observation du moment.
(2) J'ai volontairement inclus ici 3 espèces (curtisii, tenuipes et cloeziana) habituellement classées dans 3 sous-genres monospécifiques alors qu'elles ont pourtant des sépales relictuels et souvent des cotylédons réniformes comme chez Eudesmia. En fait ce sont des espèces intermédiaires avec le sous-genre Monocalyptus mais aussi avec le genre Corymbia. Voir la description du sous-genre Eudesmia.
(3) J'ai conservé Monocalyptus en tant que nom de ce sous-genre au lieu d’Eucalyptus attribué par Brooker pour raison de clarté. En effet, quoi de plus propice à la confusion que de nommer un sous-ensemble par le même nom utilisé au rang précédent ? Le pire c'est que Brooker utilise aussi le nom Eucalyptus pour désigner une section ce qui donne, le délire taxinomique suivant pour certaines séries : Genre Eucalyptus, Sous-genre Eucalyptus et Section Eucalyptus ! Manquerait-on d'imagination chez les botanistes ou est-ce l'opportunité d'effacer un nom d'auteur pour le remplacer par le sien ? Par contre Monocalyptus créé par le couple Carr semble ne pas avoir fait l’objet d’une publication officielle mais est-ce si important à ce niveau et faudrait-il le rejeter alors qu'il est très explicite sur les espèces qu’il rassemble ? De grâce, un peu de pragmatisme !
Espèces rédigées (en ligne prochainement). La flèche (→) remplace "voir Eucalyptus" suivie du nom de l'espèce.
| Eucalyptus abbreviata Eucalyptus abergiana Eucalyptus acaciiformis Eucalyptus acerina → pauciflora Eucalyptus aggregata Eucalyptus amygdalina Eucalyptus arafurica Eucalyptus arenaria Eucalyptus archeri Eucalyptus arnhemensis Eucalyptus aromaphloia Eucalyptus aspera Eucalyptus aureola Eucalyptus barberi Eucalyptus bella Eucalyptus benthamii Eucalyptus blakei Eucalyptus bleeseri Eucalyptus bloxsomei Eucalyptus brachycarpa Eucalyptus brookeriana Eucalyptus bunites Eucalyptus byrnesii → greeniana Eucalyptus cadens Eucalyptus cadophora Eucalyptus calophylla Eucalyptus camphora Eucalyptus candida Eucalyptus capricornia → dichromophloia Eucalyptus catenaria → watsoniana Eucalyptus chartacea Eucalyptus chippendalei Eucalyptus chlorolampra → haematoxylon Eucalyptus cinerea Eucalyptus citriodora Eucalyptus clavigera Eucalyptus clandestina Eucalyptus clarksoniana Eucalyptus cliftoniana Eucalyptus coccifera Eucalyptus collina Eucalyptus confertiflora Eucalyptus conveniens Eucalyptus cordata Eucalyptus crenulata Eucalyptus dallachiana Eucalyptus dalrympleana Eucalyptus debeuzevillei → pauciflora |
Eucalyptus dendromerinx Eucalyptus deserticola Eucalyptus dichromophloia Eucalyptus disjuncta Eucalyptus dorringoensis Eucalyptus dunlopiana Eucalyptus ebbanoensis Eucalyptus ellipsoidea → erythrophloia Eucalyptus eremaea Eucalyptus erythrocorys Eucalyptus erythrophloia Eucalyptus eximia Eucalyptus ferriticola Eucalyptus ferruginea Eucalyptus ficifolia Eucalyptus flavescens Eucalyptus foelscheana Eucalyptus gilbertensis Eucalyptus glaucescens Eucalyptus grandifolia Eucalyptus greeniana Eucalyptus gummifera Eucalyptus gunnii Eucalyptus haematoxylon Eucalyptus hamersleyana Eucalyptus hedraia → E. pauciflora Eucalyptus hendersonii Eucalyptus henryi Eucalyptus hylandii Eucalyptus ignorabilis Eucalyptus intermedia Eucalyptus jacobsiana Eucalyptus johnstonii Eucalyptus kombolgiensis Eucalyptus lamprocardia → grandifolia Eucalyptus lamprophylla Eucalyptus latifolia Eucalyptus leichhardtii → peltata Eucalyptus leptoloma Eucalyptus lenziana Eucalyptus ligans → clarksoniana Eucalyptus macarthurii Eucalyptus maculata Eucalyptus mannifera Eucalyptus mesogeotica → deserticola Eucalyptus neglecta Eucalyptus nesophila Eucalyptus nicholii |
Eucalyptus niphophila → E. pauciflora Eucalyptus nortonii Eucalyptus nova-anglica Eucalyptus novoguinensis → clarksoniana Eucalyptus oocarpa Eucalyptus pachycarpa Eucalyptus papillosa Eucalyptus papuana Eucalyptus paractia Eucalyptus parvula Eucalyptus pauciflora Eucalyptus pauciseta Eucalyptus peltata Eucalyptus petalophylla Eucalyptus plena Eucalyptus pliantha → cadophora Eucalyptus pocillum → erythrophoia Eucalyptus polycarpa Eucalyptus polysciada Eucalyptus porrecta Eucalyptus ptychocarpa Eucalyptus pulverulenta Eucalyptus pumila Eucalyptus recurva Eucalyptus rhodops Eucalyptus rodwayi Eucalyptus rubida Eucalyptus scabrida Eucalyptus scoparia Eucalyptus serendipita Eucalyptus setosa Eucalyptus sphaerica Eucalyptus stockeri Eucalyptus stypophylla → ferruginea Eucalyptus subcrenulata Eucalyptus terminalis Eucalyptus tesselaris Eucalyptus torelliana Eucalyptus torta Eucalyptus trachyphloia Eucalyptus umbonata Eucalyptus urnigera Eucalyptus vernicosa Eucalyptus watsoniana Eucalyptus xanthope Eucalyptus yarraensis Eucalyptus zygophylla |
