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Famille Myrtaceae
Eucalyptus citriodora Hook. (1848)
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : J. Exped. Tropical Australia 235 (1848).
Synonymie : Eucalyptus variegata F.Muell. 1857 ; Eucalyptus maculata var. citriodora (Hook.) F.M.Bailey 1900 ; Corymbia variegata (F.Muell.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson 1995. ; Corymbia citriodora (Hook.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson 1995 ; Corymbia citriodora subsp. variegata (F.Muell.) A.R.Bean & M.W.McDonald 2000.
Classification : Sous-genre Blakella - Section Maculatae (Blakely) J. Urb. (2012).
Noms vernaculaires : gommier citronnelle - Engl. Lemon-scented gum, Spotted gum.
Bibliographie : D.J Boland, M.I.H.Brooker & J.W Brooker, Eucalyptus seeds, 1980.
Collectif, Flora of Australia Volume 19, Australian Government Publishing Service, Canberra, 1988.
Brooker & Kleining, Field Guide to Eucalypts, en 3 volumes, 1999 (Vol 1), 2001 (Vol 2) et 1994 (Vol 3).
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006.
Iconographie : Authors please read.
Brooker & Kleinig, Field Guide to Eucalyptus Vol III. 1994 : 1. allure ; 3. écorce ; 8. fruits.
Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2004 : 2. écorce ; 4. écorce ; 6. inflorescence ; 7. feuilles plantule.
Urban Jacques : 5. carte de répartition ; 9. graines.
Description détaillée
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Grand arbre de près de 50 m qui forme un nœud cotylédonaire. Écorce entièrement lisse partout qui se desquame par plaques fines et qui s'enroulent souvent sur elles-même. Elle est blanche à rose ou nettement orange-cuivré notamment dans la partie Nord de l'aire alors qu'elle arbore des taches gris-bleu à gris-brun dans la partie Sud (voir ci-dessus). Elle est souvent pulvérulente et les marques de couleur se mêlent graduellement. Les jeunes rameaux sont ronds et verruqueux. Les feuilles juvéniles sont toujours pétiolées, opposées sur 2-3 paires puis alternes. Elles sont ovales à lancéolées (14-21 X 4,5-8 cm) avec une base peltée sur plusieurs paires. Elles sont vertes et verruqueuses, pétiole compris, sur de nombreuses paires. Les feuilles adultes sont alternes, lancéolées à falciformes (10-23 X 0,6-3 cm) avec un pétiole de 10-25 mm. Base rétrécie sur le pétiole. Elles sont concolores, brillantes et vertes. Nervures intramarginales présentes mais proches du bord du limbe. Réticulation très dense et glandes oléifères dans les aréoles. Forte odeur de citronnelle même sans froisser les feuilles, notamment les juvéniles (voir ci-dessous).
Inflorescences axillaires composées de panicules pédonculés (3-10 mm) qui portent par 3 fleurs par ombelle pédicellées (1-6 mm). Boutons obovoïdes à pyriformes (6-10 X 4-7 mm), verts à crème et lisses ; cicatrice absente. Operculum arrondi à conique parfois avec un petit bec. Fleurs blanches pratiquement toute l'année compte tenu de son aire de répartition. Fruit pédicellé, en forme d'urne ou de tonneau (8-15 X 7-12 mm) avec un très petit rebord ; 3 valves nettement incluses. Graines brun-rouge foncé à noirâtres, brillantes en forme de bateau ou aplatie, sans aile. Après la germination, les tiges sont verruqueuses et sétacées. Les feuilles sont pétiolées et opposées sur 3-4 paires puis alternes ; elles sont ovales à lancéolées larges (5-15 X 2-8 cm). Elles sont vertes, ternes, discolores, à base peltée et verruqueuses et sétacées sur la face inférieure et le pétiole jusqu'au moins 15 paires. Les nouvelles pousses sont cuivrées à rougeâtres. Environ (80) 100-120 graines viables au gramme.
Espèce présente occasionnellement en culture en Europe pour des plantations en climat où les gelées sont rares. Faible rusticité autour de -4 à -6°C mais les feuilles gèlent dès -3 ou -4°C. Dans les régions plus froides, il est possible de la planter dans un sol bien drainé et de pailler généreusement le nœud cotylédonaire afin de lui permettre de produire au printemps plusieurs pousses. On obtient alors une sorte de buisson composé principalement de feuilles juvéniles ; cela n'a pas d'importance attendu que ce sont les plus aromatiques et les plus ornementales lors du débourrage.
En fait, la population la plus méridionale diffère du type par l'absence d'odeur de citronnelle et par une écorce davantage marquée de taches gris-bleu comme décrit plus haut. Cette population a été individualisée sous le nom de Corymbia variegata par Hill & Johnson pour devenir sous-espèce dans l'étude de McDonald & Bean en 2000. Or longtemps cette population fut considérée comme partie intégrante de C. maculata et du reste Mueller, pensant que C. citriodora n'était qu'une forme de C. maculata, regroupait les deux taxons sous C. variegata. Compte tenu des études actuelles, la plupart des spécialistes du genre s'accordent à considérer cette population comme étant du C. citriodora ne fabriquant pas l'odeur de citronnelle si caractéristique. Si on adopte alors cette conclusion ce taxon ne peut pas exister sans être distinctement isolé au niveau nomenclatural car comment faire la différence entre les sujets odorants et les autres ? Cette population doit donc conserver son qualificatif d'origine mais seulement au rang de la variété : C. citriodora var. variegata (F. Muell.) J. Urb.
Origine géographique : Aire de répartition assez étendue dans une large moitié Est du Queensland mais morcelée, au Nord depuis Cooktown dans la Péninsule d'York jusqu'à l'extrème Nord-est de la Nouvelle Galle du Sud dans la région de Coffs Harbour. Elle pousse sur des sols argileux à squelettiques dans les forêts sclérophylles
Jacques Urban, 2011.
Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 10-12
