Eucalyptus eremaea : l'eucalyptus rouge du désert

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Famille Myrtaceae

Eucalyptus eremaea Carr & Carr (1985)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : Eucalyptus 1: 38 (1985).
Synonymie : Eucalyptus polycarpa var. oligocarpa Blakely & Jacobs 1934 ; Eucalyptus australis D.J.Carr & S.G.M. Carr. 1985 ; Eucalyptus connerensis D.J.Carr & S.G.M.Carr. 1985 ; Eucalyptus fordeana D.J.Carr & S.G.M.Carr. 1985 ; Eucalyptus nelsonii D.J.Carr & S.G.M.Carr. 1985 ; Eucalyptus lenziana D.J.Carr & S.G.M.Carr (1985) ; Corymbia eremaea (D.J.Carr & S.G.M.Carr).Hill & Johnson 1995.
Classification : Sous-genre Corymbia - Section Terminaliptera - Série Erythrophloiae J. Urb. (2012).
Noms vernaculaires : eucalyptus rouge du désert ; Engl. hills bloodwood.

Bibliographie : D.J Boland, M.I.H.Brooker & J.W Brooker, Eucalyptus seeds, 1980.

Collectif, Flora of Australia Volume 19, Australian Government Publishing Service, Canberra, 1988.
Brooker & Kleining, Field Guide to Eucalypts, en 3 volumes, 1999 (Vol 1), 2001 (Vol 2) et 1994 (Vol 3).
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006.
Urban Jacques, Les cahiers du naturaliste N°27, fascicule 1, Monographie du genre Corymbia, 2012.

Iconographie : Authors please read.
M.I.H.Brooker & D.A.Kleinig, Guide to Eucalyptus Vol III. 1994 : 1. allure ; 2 écorce ; 6. boutons floraux.
Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006 : 4. graines ; 5. fruits ; 7. une plantule.
Urban Jacques : 3. carte de répartition.

Description détaillée

Eucalyptus eremaea, l'eucalyptus rouge du désert

Petit arbre jusque vers 10 m qui forme un nœud cotylédonaire mais très souvent ne dépassant pas 5-6 m ou même arbuste. Écorce rugueuse et craquelée sur tout le tronc jusqu'aux petites branches, gris-brun à brun-orangé. Par contre, elle peut être totalement lisse chez certains sujets qui ont un développement arbustif. Les feuilles juvéniles sont courtement pétiolées, opposées ou subopposées, linéaires à étroites-lancéolées, vertes à gris-vert et apparemment glabres. Les feuilles adultes sont pétiolées (0,6-2 cm), alternes, étroites-lancéolées (7-12 X 0,8-2 cm). Elles sont vert-jaune, concolores, ternes ou légèrement brillantes. Base rétrécie sur le pétiole, bords entiers et apex acuminé. Nervures intramarginales confondues avec le bord du limbe. Réticulation très dense et glandes oléifères peu visibles ou absentes.

Inflorescences composées de panicules de 7 fleurs par ombelle portées par un pédoncule de 8-14 mm de long ; pédicelles de 3-8 mm. Boutons ovoïdes à globulaires et rarement piriformes (6-8 X 4-5 mm), sans cicatrice, lisses et brillants. Operculum arrondi à conique. Fleurs blanches de novembre à février. Fruit globulaire, ovoïde ou souvent en forme d'urne mais toujours avec un petit col (11-22 X 9-18 mm) ; il est lisse et pédicellé (2-7 mm) avec 3-4 (5) valves profondément incluses. Graines brunes à marron, ailées à une extrémité. Après la germination, les feuilles sont subsessiles à très courtement pétiolées, ovales à lancéolées et légèrement verruqueuses pour celles de la base puis lancéolées et glabres à partir des paires 6-8. Toutes sont opposées ou subopposées, à base arrondie ou tronquée puis rapidement rétrécie sur le pétiole sur les autres feuilles. Elles sont gris-vert. Tiges légèrement verruqueuses.

Origine géographique : espèce du centre de l'Australie de part et d’autre du 25e parallèle, à cheval entre le Sud du Territoire du Nord et le Nord de l'Australie méridionale jusqu’à l'Ouest de l'Australie Occidentale (population singularisée encore aujourd’hui sous le nom d’espèce de lenziana alors qu’aucun caractère significatif ne l’autorise. Elle est assez commune dans presque toute son aire et se plait sur les plateaux et les collines rocailleux, en sols sableux et graveleux. La préférence pour ce biotope évite de le la présence de E. terminalis, lui aussi répandu dans cette région. Il est intéressant de remarquer que les mêmes auteurs ont décrit 6 fois ce taxon sous des appellations diverses, signe d'une certaine variabilité des caractères qui prouve bien que la botanique manque d'une rigueur taxinomique en matière de hiérarchie des caractères car tous ces taxons ne diffèrent entre eux que par des caractères secondaires qui participent seulement à la variabilité de l’espèce quand ce ne sont pas des métis avec des taxons proches considérés eux-mêmes comme des espèces alors qu’ils n’en seraient que des sous-ensembles.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 11-13