Eucalyptus papuana : le gommier-fantôme du Cap York

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Famille Myrtaceae

Eucalyptus papuana F. Muell. (1875)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : Descr. Notes Papuan Pl.1: 8 (1875).
Synonymie : Corymbia papuana (F. Muell.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson 1995 ; Corymbia paracolpica K.D.Hill & L.A.S.Johnson 1995.
Classification : Sous-genre Blakella - Section - Blakearia – Série Tesselaris J. Urb. (2012).
Noms vernaculaires : gommier-fantôme du Cap York ; Engl. Cape York Ghost gum.

Bibliographie : D.J Boland, M.I.H.Brooker & J.W Brooker, Eucalyptus seeds, 1980.

Collectif, Flora of Australia Volume 19, Australian Government Publishing Service, Canberra, 1988.
Brooker & Kleining, Field Guide to Eucalypts, en 3 volumes, 1999 (Vol 1), 2001 (Vol 2) et 1994 (Vol 3).
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006.
Urban Jacques, Les cahiers du naturaliste N°27, fascicule 1, Monographie du genre Corymbia, 2012.

Iconographie : Authors please read.
Brooker & Kleinig, Field Guide to Eucalyptus Vol III. 1994 : 1. allure ; 3. écorce ; 7. fruits
Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2004 : 2. écorce ; 5. boutons floraux (Bruce Gray) ; 6. feuilles juvéniles
Urban Jacques : 4. carte de répartition.

Description détaillée

Eucalyptus papuana, le gommier-fantôme du Cap York

Arbre d'environ 15 m (1) qui forme un nœud cotylédonaire. Ecorce entièrement lisse partout sauf très fréquemment sur environ 0,50 cm où elle reste rugueuse et en plaques. Elle est blanche à crème virant au gris-vert au fur et à mesure de l'exposition au soleil. Les petits rameaux sont ronds et sétacés. Les feuilles juvéniles sont courtement pétiolées, opposées à sub-opposées puis alternes. Elles sont d'abord elliptiques-ovales puis vite fortement ovales ou cordiformes à lancéolées (5-19 X 2,2-11 cm). Base arrondie ou lobée et enfin rétrécie sur le pétiole. Elles sont vertes à gris-vert, ternes glabres ou à peine sétacées. Les feuilles adultes sont alternes, lancéolées (9-21 X 1,6-3,5 cm) avec un pétiole de 7-25 mm. Base rétrécie sur le pétiole et bords souvent ondulés. Elles sont concolores, ternes ou à peine brillantes et vertes à vert-jaune. Nervures intramarginales présentes. Réticulation très dense et glandes oléifères pas très visibles.

Inflorescences axillaires composées de panicules pédonculées (1-10 mm) plus espacés que la moyenne du sous-genre avec des entrenœuds plus grands. On compte 3-7 fleurs par ombelle, pédicellées (2-8 mm). Boutons pyriformes (4-6 X 4-5 mm), vert-jaune ; cicatrice présente. Operculum arrondi parfois apiculé. Fleurs blanches, parfumées, en octobre-novembre. Fruit pédicellé, en forme d'urne ou de tonneau (7-12 X 6-8 mm) avec col ; 3 valves nettement incluses. Graines brun foncé en forme de coupe aplatie, sans aile. Environ 70-120 graines viables au gramme.

Certains auteurs avaient considéré E. aparrerinja comme une variété de E. papuana mais au regard de son écorce lisse sans fibre persistante à la base et surtout à cause de ses inflorescences compactes différentes de E. papuana et alliés, il est pour l'instant plus judicieux d'en faire une espèce à part entière.

Origine géographique : cette espèce est originaire de l'extrême Sud l'île de Nouvelle Guinée et dans le Nord est de la Péninsule d'York (Queensland). Pousse sur des sols légers même s'ils sont souvent argileux.

Jacques Urban, 2011.

(1) Euclid lui attribue une taille de 40 m qu'on ne retrouve pas sur les autres ouvrages qui tous mentionnent plutôt 15 m.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 10-13