Cupressus chengiana : le cyprès de Cheng

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Famille Cupressaceae

 

Cupressus chengiana S. Y. Hu (1964)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 07/2026).
Publication : Taiwania 10: 57 1964.
Classification : sous-genre Cupressus (voir la fiche du genre).
Synonymes : Chamaecyparis chengiana (S.Y.Hu) Gaussen (1968) ; Cupressus chengiana subsp. kansouensis (Silba) Silba (2005) ; Cupressus chengiana var. wenchuanhsiensis Silba (1994).
Noms vernaculaires : cyprès de Cheng ; Engl. Cheng cypress.

Bibliographie : Krüssmann Gerd, Manual of cultivated conifers, 1985.

Collectif, The families and genera of vascular plants. Volume I, 1990, Edited by K. Kubitzki

Aljos Farjon, World checklist and bibliography of Conifers - 1ère édition (1998).

Collectif, Flora of China volume 4 Cycadaceae through Fagaceae, 1999.

Collectif, Mabberley's Plant-Book, 4rd edition 2017, Cambridge UP.

Christopher J. Earle, The Gymnosperm Database, www.conifers.org.

Description détaillée

Arbre pouvant atteindre 30 m pour un diamètre de tronc de 1 m. Rameaux denses, térètes (1), les terminaux étalés, ascendants ou retombants sans être vraiment pleureurs ; ils sont vigoureux, de 1,2-2 mm de diamètre et verts (pas glauques). Écailles arrangées sur 4 rangées de 1-1,5 mm de long, légèrement bosselées (gibbeuses) avec une glande abaxiale centrale très visible et souvent plus foncé que le vert du reste du limbe ; apex obtus. Cônes mâles de 2-4 mm avec 12 à 16 microsporophylles. Cônes femelles brun à brun-rouge à maturité globuleux à sub-globuleux chez le type, de 1,2-2 cm de diamètre.; 8-10 écailles chez le type, chacune contenant de nombreuses graines. Graines ovales-triangulaires, aplaties de 3-5 X 2-4 mm.

Origine géographique : ce taxon est endémique de Chine Centrale (Sud Gansu-Nord et Ouest Sichuan) où il pousse sporadiquement dans les zones montagneuses entre 800 et 2900 m d'altitude. C'est une espèce vulnérable.

Jacques Urban, 2020.

Lexique
1. se dit d'un organe de section circulaire et proportionnellement vraiment allongé.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 6

Taxons inférieurs : une variété référencée à ce rang et un taxon douteux.

Cupressus chengiana var. fallax (Franco) J. Urb. (2026)

Statut du taxon : accepté sous réserve
Publication : ce site même si actuellement sans la valeur officielle d'une publication à laquelle je n'ai d'ailleurs pas accès !
Synonymie : Cupressus fallax Franco (1969) ; Cupressus jiangensis N. Zhao. (1980) ; Cupressus chengiana var. jiangensis (N. Zhao.) Silba (1981) ; Cupressus chengiana subsp. jiangensis (N.Zhao) Silba (2005).

Cette variété se distingue uniquement du type par ses cônes oblongs-ovoïdes composés de 10 à 14 écailles sans savoir si c'est vraiment une constante génétique ou s'il s'agit aussi d'un biotope plus favorable. La flore de Chine mentionne aussi une légère différence dans la forme des rameaux terminaux qui seraient sub-térète au lieu de térète. Or quand on sait que térète signifie qu'ils sont cylindriques et allongés, il est difficile d'apprécier la comparaison avec des rameaux qui ne seraient pas totalement assez longs ou plus ovalisés. Ce commentaire reflète une fois encore le pointillisme exacerbé de certains botanistes et très souvent critiqué dans cet inventaire descriptif : appliqué de la sorte à toute la flore, il nous faudrait encore décrire des millions de variétés !

Origine : ce taxon est endémique du Nord du Sichuan à 800-1000 m d'altitude.

Cupressus chengiana var. gansuensis (Maerki & J.Hoch) J. Urb. (2026)

Statut du taxon : douteux
Publication : ce site même si actuellement sans la valeur officielle d'une publication à laquelle je n'ai d'ailleurs pas accès !
Synonymie : Cupressus gansuensis Maerki & J.Hoch (2020).

Voici le texte que rapporte C. J. Earle sur son site coniferes.org : "Plantes dont le port n'est pas décrit, mais qui sont vraisemblablement des arbres. Écorce non décrite. Rameaux non décrits. Feuillage non décrit. Cônes mâles non décrits et libération du pollen en janvier. Cônes femelles glauques à l'état jeune, devenant bruns à maturité et s'ouvrant en une année (Maerki et Hoch 2020). Selon Feng et al. (2017), les cônes femelles mesurent en moyenne 16,2 mm de longueur et 15,5 mm de diamètre ; ils sont nettement plus grands que ceux de C. chengiana et plus petits que ceux de C. fallax. Les graines sont également nettement plus grandes, avec une longueur moyenne de 1,6 mm, contre 1,3 mm chez les deux autres espèces."

Origine : ce taxon est endémique d'une zone à cheval entre l'extrême Nord du Sichuan à et le Sud du Gansu. Finalement les 3 populations (chengiana, fallax et gansuensis sont présentes sur une aire d'environ 150 km de diamètre, observation importante par rapport aux commentaires suivants.

Commentaires :

D'abord il ne m'a pas été possible d'accéder à la diagnose originelle (Bull. Cupressus Conservation Proj. 9(1): 4, figs. 1-17 (2020) les liens sur l'IPNI ne fonctionnant pas) et donc je fais confiance à ce que Earle en rapporte. Donc voyons ce que nous disent les experts !
"Li et al. (2020) ont constitué un jeu de données moléculaires d'une ampleur exceptionnelle à partir de 82 individus représentant les trois taxons et ont établi que C. chengiana est issue de l'hybridation entre C. fallax et C. gansuensis (avec 38 % du matériel génétique provenant de la première espèce et 62 % de la seconde). Une horloge moléculaire suggère que C. fallax et C. gansuensis ont divergé il y a environ 4,5 millions d'années, en réponse aux changements topographiques liés au soulèvement du plateau du Qinghai-Tibet ; en revanche, l'événement d'hybridation à l'origine de C. chengiana remonte à environ 1,34 million d'années, soit au début du Pléistocène."

Rappelons au préalable pour le profane qu'une espèce selon la définition officielle de base et outre leurs caractères phénotypiques semblables, une espèce est constituée d'individus qui demeurent indéfiniment féconds entre eux et entre eux seulement étant isolés génétiquement par des barrières qui ne permettent pas la production de descendants fertiles. Or l'interprétation ci-dessus est totalement à l'opposé de cette définition puisqu'on affirme, "preuves" prétendument scientifiques à l'appui via des données moléculaires (fiables ?), que 2 taxons fallax et gansuensis ont divergé il y a 4,5 millions d'années c'est à dire dans l'esprit des scientifiques sont devenus deux espèces distinctes sinon pourquoi en parler et sont donc restés dans cet état jusqu'à aujourd'hui ou du moins pendant 3 millions d'années pour pouvoir produire des descendants fertiles qui conduisent à un taxon nouveau, chengiana, tout cela sous l'influence de changements topographiques comme si, en plus de 3 millions d'années aucun autres évènements ne s'étaient passés, comme si rien n'avait changé et subitement ces taxons s'hybrident, miracle une nouvelle espèce !

Donc depuis 1,34 million d'années ces taxons sont à nouveau stables et on se demande alors comment cela se fait-il qu'ils aient divergé pour finalement continuer à s'hybrider. Non et non. Tout cela n'est que l'interprétation des fantasmes d'une science qui n'a rien de scientifique : s'il a fallu plus de 4 millions d'années pour arriver à 3 taxons qui vivent dans la même aire géographique, qui s'hybrident facilement en produisant des sujets féconds c'est qu'il s'agit toujours de la même espèce déclinée en populations dont les caractères phénotypiques sont si minces qu'on a du mal à les distinguer. S'il a fallu 4,5 millions d'années pour un si petit résultat dans la diversification de ces taxons et que par ailleurs on affirme que certains sous-genres proches (voir la page du genre) se sont séparés il y a environ 40 millions d'années, les quelques 900 millions d'années attribués à la diversification de la vie sur terre ne suffisent pas pour générer toutes les espèces actuelles et éteintes sauf à dire que l'hypothèse de départ et la chronologie circulaire employée sont fausses mais ça ce n'est pas scientifique, c'est du complotisme, c'est le raisonnement d'un idiot au sens grec du terme de celui qui ne sait et ne comprend rien. Moi je crois plutôt que c'est seulement 170 ans de mensonges de la science qui, en plus, croit en ses propres incohérences répétées en boucle sans jamais rien prouver puisque c'est improuvable quelle que soit la méthode employée car elle est basée sur une horloge fausse !