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Famille Cupressaceae
Cupressus vietnamensis (Farjon et T.H.Nguyèn) Silba (2005)
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 07/2026).
Publication : J. Int. Conifer Preserv. Soc. 12: 100 2005.
Classification : sous-genre Xanthocyparis (voir la fiche du genre).
Synonymes : Xanthocyparis vietnamensis Farjon et Hiep 2002, Callitropsis vietnamensis Little et al. 2004).
Noms vernaculaires : cyprès du Vietnam ; Engl. golden vietnamese cypress.
Bibliographie : Collectif, The families and genera of vascular plants. Volume I, 1990, Edited by K. Kubitzki
Aljos Farjon, World checklist and bibliography of Conifers - 1ère édition (1998).
Collectif, Mabberley's Plant-Book, 4rd edition 2017, Cambridge UP.
Christopher J. Earle, The Gymnosperm Database, www.conifers.org.
Description détaillée
Arbre de 10 à 15 m de haut, avec un tronc monopodial atteignant 50 cm de diamètre. Port en couronne pyramidale chez les jeunes sujets puis irrégulier à parasol chez les vieux arbres. L'écorce est violacée à brun rouge, lisse et fine sur les branches, s'exfoliant en fines écailles et bandes. Sur les grands arbres, elle est brun à gris-brun, fibreuse, s'exfoliant en de nombreuses fines bandes. Les branches sont longues, s'étalant plus ou moins horizontalement et les rameaux feuillés nombreux s'étalent horizontalement ou de façon oblique ascendante (plagiotropisme) en se chevauchant ; ils sont légèrement pleureurs.
Le feuillage des arbres adultes est principalement composé de feuilles adultes, mais également de feuilles juvéniles et intermédiaires. Les rameaux à feuilles juvéniles sont touffus, peu ramifiés, avec des ramifications terminales de 20 à 50 mm de long qui ne sont pas aplaties. Les rameaux à feuillage matures sont aplatis, avec une forme arrondie. Les rameaux principaux feuillés sont de section quadrangulaires à rondes, avec environ 4 niveaux de ramification. Ils sont toujours recouverts des feuilles vertes de la 3e à la 4e année de croissance. Les rameaux terminaux sont pennés et les rameaux ultimes sont de longueur inégale et irrégulière. Ils mesurent 5-20 X 1,5-3 mm et sont nettement aplatis.
Les écailles adultes se trouvent sur les rameaux (sub-) terminaux et sont décussées, courtes, décurrentes, imbriquées et dimorphes. Elles, mesurent 1,5-3 X 1-1,3 mm, les latérales légèrement plus longues que les faciales. Les fasciales sont étroitement ovales-rhombiques, carénées, plus ou moins apprimées, avec les bords finement denticulés à entiers vers l'apex qui est aigu ou acuminé et écarté de l'axe. Les écailles latérales sont repliées sur elles-mêmes dans la longueur (condupliquées), avec la partie proximale décurrente et la partie distale s'écartant librement. Les bords sont finement denticulés sauf vers l'apex qui est pointu. Les stomates sont peu visibles et recouverts d'une couche de cire cuticulaire. Les glandes sont discrètes, dans une dépression sous la partie distale carénée de certaines écailles faciales. Les écailles de transition sont semblables aux adultes mais plus longues (5-7 mm), lancéolées, les latérales s'écartant à 45 °. Les écailles juvéniles sont verticillées par 4, décurrentes, la partie distale s'écartant à près de 90 °. Les stomates sont arrangés en deux bandes blanchâtres sur le côté abaxial uniquement avec environ 6-7 rangs irréguliers à chaque bande.
Cônes mâles ovales-fins de 2,5-3,5 X 2-2,5 mm, verts virant au jaune-brun. Cônes femelles plutôt épars mais souvent groupés par 2-3 sur les rameaux matures se développant en 2 ans, d'abord vert puis devenant brun foncé. Ils sont subglobuleux de 9-11 X 10-12 mm à maturité. Certains cônes persistent sur l'arbre après la dispersion des graines. Les bractées sont formées de 2 (parfois 3) paires décussées dans des cônes normalement développés (on trouve des cônes irréguliers ou sous-développés), valvaires à subpeltés (la troisième paire si présente ± peltée et à 4-5 angles), la paire inférieure oblongue, la plus grande distalement, avec une marge supérieure arrondie mais irrégulière. La surface externe est lisse, devenant rugueuse ou radialement sillonnée à partir d'un umbo proéminent de 1 à 2,5 mm de long (y compris l'apex de la bractée); la surface interne est rouge-brun marquée proximalement avec des cicatrices blanches ou grises. Une petite columelle peut être présente ou absente à l'apex. Il y a 1 à 3 ovules par bractée fertile (les bractées supérieures des cônes de 6 écailles sont stériles), avec jusqu'à 8 ou 9 graines par cône. Les graines sont ovoïdes ou irrégulières, aplaties (1,5-2 mm d'épaisseur), de 1,5-6 X 4-5 mm avec deux ailes latérales. Le corps de la graine est plus ou moins pustulé, brun clair ou brun rouge, avec un hile blanc à la base et un bec micropylaire souvent persistant à l'apex. Les ailes des graines ont une largeur de 0,5 à 1 mm, sont finement membraneuses et de couleur plus claire.
Origine géographique : ce taxon est originaire de la Province du Ha Giang au Vietnam, très localisé à l'extrême Nord de cette province, dans la zone montagneuse de Bat Dai Son, à la frontière chinoise. On le trouve autour de 1000-1200 m d'altitude où il participe à la composition des forêts mixtes de zones très humides.
Jacques Urban, 2020.
Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 8 (estimé)
Famille Cupressaceae
Cupressus guangxiensis Yu L.Jiang, and al. (2024)
Statut du taxon : accepté sous réserve à ce rang car plutôt pressenti au rang de sous-espèce - (Mise à jour : 07/2026).
Publication : Taxon 73: 1182 (2024).
Classification : sous-genre Xanthocyparis (voir la fiche du genre).
Synonymes : Xanthocyparis guangxiensis Yu L.Jiang, Y.S.Huang, Jia L.Li & K.S.Mao (2024).
Noms vernaculaires : cyprès du Guangxi Engl. Guangxi cypress.
Bibliographie : Christopher J. Earle, The Gymnosperm Database, www.conifers.org.
Description détaillée
Taxon très similaire à C. vietnamensis. Ses rameaux terminaux sont plus étroits (2,0 mm contre 2,7 mm) et plus fins (0,7 mm contre 0,8 mm), les feuilles faciales sont plus courtes (1,5 mm contre 1,9 mm), les feuilles latérales sont plus courtes (1,9 mm contre 2,6 mm), les graines sont plus courtes (4,1 mm contre 5,3 mm), leur largeur est moindre (3,4 mm contre 4,1 mm), elles sont plus fines (1,4 mm contre 1,9 mm) et plus légères (2,7 mg contre 7,0 mg), et le nombre de graines par cône est plus élevé (10,7 contre 8,9). Les écailles bractéales ont une largeur quasi uniforme, ce qui confère au cône une forme plus régulière, alors que les cônes porte-graines de C. vietnamensis présentent souvent une forme irrégulière (Xiang et al. 2024).
Origine géographique : taxon très localisé dans le Nord du Guangxi (réserve naturelle nationale de Mulun) à 700 à 900 m d'altitude dans des montagnes karstiques couvertes d'une forêt primaire mixte de conifères et de feuillus. Le climat est subtropical et marqué par une sécheresse saisonnière. L'espèce apprécie la mi-ombre et une certaine humidité, en particulier sur les versants nord et les cols situés près des sommets.
Commentaires sur le taxon Xanthocyparis :
Voici le genre d'hypothèse "scientifique" que l'on peut lire à propos d'un historique fantasmé justifiant l'évolution prétendue du taxon Xanthocyparis qui diffère des autres taxons du groupe par des détails phénotypiques, hypothèse qui ne mange pas de pain mais qui appelle quelques commentaires afin de replacer ce groupe dans la cohérence des hypothèses qui tentent d'être les plus convaincantes possibles pour nous expliquer l'apparition de la vie sur Terre :
"Une analyse fondée sur l'horloge moléculaire (Terry et al., 2016) suggère que la divergence entre Xanthocyparis et les autres cyprès du Nouveau Monde s'est produite à l'Éocène (il y a 45 millions d'années), une époque caractérisée par des climats chauds et humides aux hautes latitudes et par l'existence d'une vaste connexion terrestre en Béringie reliant l'Amérique du Nord à l'Asie (voir Terry et al., 2016, pour une discussion détaillée expliquant pourquoi un passage par la Béringie constitue un scénario probable). Il est probable que des ancêtres des Xanthocyparis actuels étaient présents dans les régions septentrionales d'Amérique du Nord et d'Asie durant l'Éocène. Les cyprès du Nouveau Monde ont migré vers le sud lors du refroidissement climatique ultérieur (de l'Oligocène à l'époque actuelle), et leurs apparentés asiatiques dont Xanthocyparis est aujourd'hui le seul survivant ont vraisemblablement suivi la même voie."
La divergence entre Xanthocyparis et Hesperocyparis, (genre ou sous-genre ne change rien ici) se serait produite il y a 45 millions d'années, si je comprends bien, par l'apparition dans le Nord de l'Amérique de présumés ancêtres de Xanthocyparis issus des ancêtres d'Hesperocyparis plus au Sud. Si tel est le cas, on devrait trouver trace de ces différents ancêtres dans les fossiles attendus au moins côté asiatique ou au moins trouver des traces de la naissance du genre Cupressus sensu lato au sein des Cupressaceae. Mais passons. Ce qui est surprenant ici c'est, qu'à peu de chose près et sans même connaître à quoi pouvaient ressembler les ancêtres de Xanthocyparis et Hesperocyparis, en 45 millions d'années ils aient si peu changés puisque l'hypothèse de départ affirment qu'il s'agit bien des mêmes taxons. Or, pratiquement à la même époque (50 millions d'années) d'après les plus anciens fossiles connus, les premiers Primates apparaissent et entament leur radiation avec aujourd'hui quelques 16 familles contenant 77 genres et 681 espèces et sous-espèces dont bien sûr l'homme alors que le groupe Cupressus ne se serait même pas implanté dans les zones tempérées en accouchant de seulement une trentaine de taxons relativement très semblables entre eux en comparaison avec la diversité et la complexité des primates sur tous les plans.
Dans un autre passage on peut lire queles auteurs mettent en évidence un fort soutien en faveur d'un clade Callitropsis-Hesperocyparis-Xanthocyparis d’un côté et Cupressus-Juniperus de l’autre qui se seraient séparés il y a 60 millions d’années, Cupressus et Juniperus se séparant 4 millions d’années plus tard et ils concluent qu'une "divergence évolutive rapide et un tri incomplet des lignées ont probablement agi de concert pour engendrer des inférences phylogénétiques contradictoires entre les arbres géniques." En recoupant toutes ces suppositions cela signifie que le premier clade est resté sans changement pendant 15 millions d’années (60-45 MA) comme si rien ne s’était passé tant sur le plan climatique que géographique alors que les premiers conifères sont datés d’environ 300 millions d’années et ont généré toutes les familles et espèces que l’on connait plus celles qui ont disparu.
Enfin, la Béringie n'existe que parce que le climat est froid puisque les pôles bloquent un grande quantité d'eau sous forme de glace dont la conséquence est la baisse du niveau des mers qui découvre des terres. Si le climat est chaud à la latitude de l'Alaska et de la Sibérie comme le prétend le texte, il ne peut pas y avoir de passage terrestre d'un continent à l'autre, c'est incohérent ! De plus, pourquoi d'autres genres de ligneux tropicaux n'ont pas fait la même migration, y compris dans les deux sens ? Pourquoi aucune espèce de Cupressus ne se s'est adaptée au refroidissement qui en a suivi comme pour le genre Picea et même Abies ou Pinus ? Les deux taxons de Xanthocyparis sont relictuels sans aucune trace dans les zones chaudes de la Chine ou des zones côtières du Pacifique américain alors que phénotypiquement parlant ils sont plus proches du sous-genre Cupressus. Toutes ces spéculations sont inutiles et abusives car dans l'esprit actuel de la Science l'auteur nous dit que ce scénario semble possible, presque crédible donc finalement vrai comme pour faire passer ceux qui en doute pour des imbéciles. Soyez honnêtes et ne dites pas que cette science-là est la vérité, dites que c'est juste le film que vous imaginez s'être passé !
Jacques Urban, 2026.
Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 8 (estimé)
