Juglans : les noyers

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Famille Juglandaceae

Genre Juglans Linnaeus (1753)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 04/2026).
Publication : Sp. Pl. 2: 997. 1753.
Synonymie : Nux Duhamel (1755), nom. illeg. superfl., Regia Loudon ex C.DC. (1864), Wallia Alef. (1861)
Liens taxinomiques : (en gras les genres valides) Carya.
Noms vernaculaires : noyer
Synonymie complète du genre : télécharger le pdf (76 Ko)

Bibliographie : Krüssmann Gerd, Cultivated broad-leaved trees & shrubs, Vol. 1, 1984.

Collectif, The families and genera of vascular plants, Volume II - Edited by E. Kubitzki, 1993.

Collectif, Flora of North America volume 3 Magnoliophyta: Magnoliidae and Hamamelidae, 1997.

Leopold, Mc Comb, Muller, Trees of the Central Hardwood Forests of North America, 1998.

Collectif, Flora of China volume 4 Cycadaceae through Fagaceae, 1999.

Collectif, Mabberley's Plant-Book, 4rd edition 2017, Cambridge UP.

Description détaillée

Introduction

Le genre Juglans comprend 19 espèces est très proche du genre Carya ; il s'en distingue principalement par une enveloppe indéhiscente qui se délite pour libérer la noix alors que chez le genre Carya l'enveloppe est déhiscente par 4-6 valves. Chez Juglans la coque est plus ou moins sillonnée et le cerneau est composé de circonvolutions délimitées par des cloisons dures. Les espèces du genre Juglans sont toutes originaires d'Amérique du Nord du Canada jusqu'en Amérique latine, dans les Andes et d'Eurasie jusque dans la zone tempérée chaude de la Chine, du Nord-est de l'Inde (Assam) et du Japon.

Carte de répartition naturelle du genre *

carte de répartition du genre Juglans

* carte provisoire approximative : incertitude au niveau du Canada, de l'Argentine et de l'Europe (aire naturelle de Juglans regia inconnue)

Caractères végétatifs

Ce sont le plus souvent de grands arbres (25-50 m) et très rarement des formes buissonnantes (J. californica ou J. microcarpa). écorce gris clair à gris foncé ou gris-brun, lisse avec des craquelures de plaques plus ou moins importantes. Les rameaux sont gris-clair à brun-rougeâtre, toujours cylindriques et vigoureux, pubescents et densément couverts de glandes et de poils glanduleux. La moelle est cloisonnée alors que chez Carya elle est dense et homogène. Les bourgeons sont protégés par des écailles valvaires (1) hirsutes. Les cicatrices des feuilles sont grandes, triangulaires ou trilobées. Feuilles alternes composées pennées de 5-25 (31) folioles dont la terminale est plus petite que les autres contrairement au genre Carya. Pétiole et rachis avec la même pilosité que les rameaux. Les folioles sont sessiles ou subsessiles et leurs bords sont dentés, très rarement entiers ; elles sont souvent aromatiques et homogènes au niveau de la taille, seules les médianes pouvant être sensiblement plus grandes. Le limbe est pubescent à glabre mais fréquemment couverts de poils glanduleux ou de glandes seules.

Caractères floraux

Les inflorescences mâles sont des chatons pendants, sessiles, solitaires ou groupés par 2 et situés latéralement sur des rameaux de 2 ans ou de l'année précédente. Chaque fleur porte de 6 à 50 (100 ?) étamines et possède une bractée entière, 2 bractéoles et 4 sépales. Anthères glabres ou occasionnellement avec quelques soies. Fécondation par le vent (anémophile). Les inflorescences femelles sont des grappes terminales dressées sur les rameaux de l'année, rarement avec des fleurs solitaires ; chaque fleur possède une bractée entières et 2 bractéoles lobées soudées à l'ovaire avec l'apex libre mais aussi 4 sépales soudés à l'ovaire. Style allongé recourbé en 2 branches et 2 stigmates carénés avec 2 lobes plumeux. Carpelles médians. Les infrutescences sont le plus souvent pendantes et plus rarement dressées. Le fruit est une noix enfermée dans une enveloppe épaisse, indéhiscente et qui se délite en quelques semaines sur le sol. Chez J. nigra cette enveloppe est en partie déhiscente, une exception dans le genre. Noix sillonnées (jamais lisses) le plus souvent sphériques ou oblongues et jamais aplaties, anguleuses ou côtelées. Elles varient du beige au brun foncé presque noir et souvent à coque dure. Contrairement au genre Carya elles sont toutes douces et comestibles mais pas toujours exploitables ; les espèces à coque très dure ou à cloisons épaisses sont peu utilisées car le cerneau est difficile à extraire. Germination hypogée c'est-à-dire ici, que les cotylédons restent dans la coque.

Utilisations

Juglans regia est l'espèce la plus cultivée pour la production de noix comestibles et d'huile riche en acide gras poly-insaturés dont en omega 3 ; quelques espèces sont exploitées pour leur bois dur, notamment en ébénisterie ou dans la fabrication d'outils. Sur le plan ornemental ce sont des arbres majestueux à feuillage jaune en automne mais qui dure moins longtemps que chez Carya ; leurs fruits attirent les écureuils. Multiplication des espèces botaniques uniquement à partir de semis. Chez la majorité des espèces la racine principale est très importante et peut atteindre 50-60 cm la première année et la tige dépasser les 80 cm. Dans le meilleur des cas, les noix sont viables un peu plus d'un an, rarement deux et uniquement chez les espèces dont la coque est très dure ; l'huile s'oxyde rapidement et l'embryon meurt. La germination a lieu au printemps et attire les rongeurs qui sont friands des tiges sucrées.

Jacques Urban, 2018.

Lexique

1. les écailles ne se chevauchent quasiment pas et en général sont peu nombreuses (souvent 2-4).

Taxons inférieurs : 20 espèces acceptées à ce rang sous réserve de cohérence taxinomique et un taxon douteux à ce rang. En italique, taxons synonymes ou controversés au rang de l'espèce (souvent considérés jusqu'ici comme des sous-espèces ou des variétés) ; syn. = synonyme de suivi du nom du taxon.

Juglans ailanthifolia voir Juglans mandshurica
Juglans australis
Juglans boliviana
Juglans californica
Juglans cinerea
Juglans hindsii
Juglans hirsuta
Juglans hispanica, voir Juglans regia
Juglans honorei, syn. Juglans mollis

Juglans hopeiensis
Juglans jamaicensis
Juglans major
Juglans mandshurica
Juglans mexicana, syn. Juglans mollis
Juglans microcarpa
Juglans mollis
Juglans neotropica
Juglans nigra
Juglans olanchana, syn. Juglans pyriformis
Juglans pyriformis
Juglans regia
Juglans sieboldiana, syn. Juglans mandshurica
Juglans sigillata
Juglans soratensis
Juglans steyermarkii
Juglans venezuelensis