Eucalyptus eudesmoides l'eucalyptus de Shark Bay (+ gittinsii et pleurocarpa)- Florama Jardin Botanique

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Famille Myrtaceae

Eucalyptus eudesmoides F. Muell. (1860)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : Fragm. 2: 35 (1860).
Synonymie : Eucalyptus eudesmioides subsp. pallida Blaxell, 1981 ; Eucalyptus eudesmioides var. globosa Blakely 1934 ; Eucalyptus eudesmioides subsp. selachiana L. Johnson & K.Hill, 1998 ; Eucalyptus selachiana L. Johnson & K.Hill ,1998 ; Eucalyptus eucalyptoides F. Muell., 1860.
Classification : Sous-genre Eudesmia, Section Cruciformis J. Urb. (2024, publication à venir)
Noms vernaculaires : eucalyptus de Shark Bay.

Bibliographie : D.J Boland, M.I.H.Brooker & J.W Brooker, Eucalyptus seeds, 1980.

Collectif, Flora of Australia Volume 19, Australian Government Publishing Service, Canberra, 1988.
Brooker & Kleining, Field Guide to Eucalypts, en 3 volumes, 1999 (Vol 1), 2001 (Vol 2) et 1994 (Vol 3).
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006.

Description détaillée

Forme une super-espèce avec gittinsii, pleurocarpa et leurs taxons infra-spécifiques. Écorce variable dans la couleur : blanchâtre à crème teinté de rosé ou de jaune à gris pâle mêlé de brun ; parfois la base du tronc a des lambeaux d’écorce brunâtre. Feuilles juvéniles opposées et sessiles, ovales à cordiformes, gris-vert ou glauques, poilues ou non, amplexicaules, de 3-7,5 X 1-3,5 cm. Feuilles adultes subopposées ou opposées, pétiole de 3-12 mm, lancéolées à falciformes (4-8 x 0,6-1,5 cm), concolores, ternes, vertes à gris-vert avec une base rétrécie sur le pétiole.

Inflorescences de 3 boutons avec un pédoncule de 3-13 mm et pédicelles de 3-7 mm. Boutons claviformes 5-7 x 4-5 mm, avec hypanthium quadrangulaire vert (operculum rond à aplati) et sépales minuscules. Fleurs blanches avec étamines nettement groupées en croix. Fruit pédicellé (2-5 mm) cylindrique (7-13 x 6-10 mm) quadrangulaire. Disque descendant et 3-4 valves au niveau ou internes. Graines ovoïde-aplatie anguleuses, de 3-4 mm, gris-brun. Cotylédons réniformes et jeune plante à feuilles sessiles cordiformes.

Dans la nomenclature actuelle, 2 sous-espèces en plus du type sont reconnues : E. eudesmoides subsp pallida et E. eudesmoides subsp. selachiana toutes deux originaires de l’extrême Nord de l’aire successivement du Sud au Nord. Le dernier taxon a même été élevé au rang de l’espèce en 1998. Pourtant les différences avec le type se résument à des caractères végétatifs qui, dans le meilleur des cas relèvent du rang de la variété ou même de la forme. C’est ainsi que le premier (pallida) se distingue du type par un feuillage à dominante glauque alors que le second (selachiana) par un feuillage brillant au lieu de terne et des fruits sensiblement plus gros (10-14 x 8-11 mm). Tout cela ne me semble évidemment pas très sérieux au regard de la cohérence taxinomique de l’ensemble de la classification du vivant ; cette atomisation des espèces, digne du XIXe siècle, n’est pas acceptée dans cette étude.

Origine géographique : endémique d’Australie occidentale, sur une bande côtière d’environ 50 km de large au Nord de Perth et qui va de la région de Namban et Pithara au Sud en direction de Shark-Bay au Nord avec une population isolée au Sud du Lake Hinds. Pas de culture en Europe..

Jacques Urban, 2026.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 11-12


Famille Myrtaceae

Eucalyptus gittinsii Brooker & Blaxell (1978)

Statut du taxon : accepté sous réserve - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : Nuytsia 2: 228 (1978).
Synonymie : Eucalyptus gittinsii subsp. illucida D.Nicolle (2000)
Classification : Sous-genre Eudesmia, Section Cruciformis J. Urb. (2024, publication à venir)
Noms vernaculaires : eucalyptus de Gittins.

Bibliographie : D.J Boland, M.I.H.Brooker & J.W Brooker, Eucalyptus seeds, 1980.

Collectif, Flora of Australia Volume 19, Australian Government Publishing Service, Canberra, 1988.
Brooker & Kleining, Field Guide to Eucalypts, en 3 volumes, 1999 (Vol 1), 2001 (Vol 2) et 1994 (Vol 3).
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006.

Description détaillée

Forme une super-espèce avec eudesmoides, pleurocarpa et leurs taxons infra-spécifiques éventuels. Il est si proche d’eudesmoides que son statut spécifique me semble inapproprié ! Arbuste de 5 m avec une écorce gris-brun pâle à blanchâtre ou crème avec des rubans à la base du tronc. Feuilles juvéniles opposées et pétiolées, lancéolées-larges, gris-vert, poilues, de 5,5-11 X 3-5 cm. Feuilles adultes alternes rarement opposées, pétiole de 10-30 mm, lancéolées à falciformes (7-14 x 1,2-3 cm), concolores, vertes et brillantes mais ternes chez la sous-espèce illucida D. Nicolle (2000), taxon non retenu ici car étant le seul caractère distinctif, donc très insuffisant pour en faire une sous-espèce ni même une variété. Base rétrécie sur le pétiole.

Inflorescences de 3 boutons avec un pédoncule de 5-18 mm et des pédicelles de 2-8 mm. Boutons claviformes 6-8 x 4-5 mm, avec hypanthium quadrangulaire vert (operculum rond à aplati) et sépales nets. Pas de cicatrice. Fleurs blanchâtres. Fruit pédicellé (4-10 mm) cylindrique (10-17 x 7-12 mm) quadrangulaire. Disque descendant et 3-4 valves au niveau ou internes. Graines ovoïde-aplatie anguleuses, de 2-4 mm, gris-brun. Cotylédons réniformes et jeune plante à feuilles opposées, sessiles à subsessiles ovales, poilues, gris-vert terne.

Eucalyptus conveniens L.A.S. Johnson & K.D. Hill (1998) : ce taxon est localisé au sud de Mingenew, du mont Adams à Badgin-garra dans l'Ouest de l'Australie occidentale, aire qui correspond exactement à la zone de rencontre entre E. gittinsii et E. pleurocarpa par une population disjointe de son aire principale située plus au Sud (voir E. pleurocarpa). E. conveniens apparait donc comme une population métissée apparemment stabilisée, phénomène fréquent dans ce genre si on en juge par la multiplication des cas de populations intermédiaires parce que les caractères considérés comme discriminants ne le sont justement pas suffisamment. Par conséquent ce taxon qui appartient toutefois à ce complexe qui forme une super-espèce devrait être nomenclaturé comme une variété de l'un ou de l'autre.

Origine géographique : endémique d’Australie occidentale, sur une bande côtière qui va du Parc National de Kalbarri et Geraldton au Nord jusqu’à Moore River au Sud c’est-à-dire une aire en partie superposée à celle d’eudesmoides.

Jacques Urban, 2026.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 11-12


Famille Myrtaceae

Eucalyptus pleurocarpa Schauer (1844)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : J.G.C.Lehmann., Pl. Preiss. 1: 132 (1844).
Synonymie : Eucalyptus tetragona (R. Br.) F. Muell., 1864, auct. mult.
Classification : Sous-genre Eudesmia, Section Cruciformis J. Urb. (2024, publication à venir)
Noms vernaculaires : eucalyptus à fruits côtelés.

Bibliographie : D.J Boland, M.I.H.Brooker & J.W Brooker, Eucalyptus seeds, 1980.

Collectif, Flora of Australia Volume 19, Australian Government Publishing Service, Canberra, 1988.
Brooker & Kleining, Field Guide to Eucalypts, en 3 volumes, 1999 (Vol 1), 2001 (Vol 2) et 1994 (Vol 3).
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006.

Description détaillée

Forme une super-espèce avec eudesmoides, gittinsii et leurs taxons infra-spécifiques éventuels. Arbuste d'environ 5 m, sans tronc mais ramifié dès la base en branches fines. Écorce lisse partout, gris-brun. Jeunes pousses à tige quadrangulaire ailée aux angles, glauques, celles de la base poilues. Feuilles juvéniles pétiolées, opposées, ovales à elliptiques ou oblongues, 10-12 x 6-7 cm, ternes, gris-vert à glauques avec les bords poilus ou irrégulièrement dentés. Apex aigu, base lobée à arrondie ou tronquée. Feuilles adultes opposées à subopposées, pétiole de 8-20 mm. Limbe lancéolé à ovale-elliptique, de 5-14 x 2,5-7 cm, concolore, gris-vert terne à glauque. Base rétrécie sur le pétiole. Il se distingue de gittinsii par ses rameaux, feuilles et bourgeons principalement glauques, caractéristique hautement variable et subjective qui pour moi ne justifie pas son statut spécifique surtout si on y intègre E. extrica comme je le fais ici.

Inflorescences de 3 boutons avec un pédoncule de 6-18 mm de long largement aplati et pédicelles de 2-8 mm de long. Boutons obovoïdes de 8-13 x 5-9 mm à hypanthium glauque, à 4 angles. Périanthe externe sépaloïde à 4 petites dents. Operculum interne arrondi. Fleurs jaune pâle. Fruits en forme de tonneau, de 12-22 x 14-20 mm, glauques, généralement à 4 angles sur des pédicelles de 2-12 mm de long. Disque descendant, 3 ou 4 valves internes ou au niveau du disque. Graines brun terne à noires ou grises, pyramidales à tétraédriques, de 5-6 mm de long.

Origine géographique : ce taxon est endémique de l’extrême Sud-ouest de l'Australie occidentale sur une bande côtière d’environ 100 km de large entre Albany et Espérance et atteignant Pingarin au Nord ; on le trouve aussi au Nord de Perth dans la région d’Eneabba soit environ à 500 km de l’aire principale. Peu présent en Europe.

Jacques Urban, 2026.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 11-12

Taxons inférieurs : une variété acceptée à ce rang sous réserve.

Eucalyptus pleurocarpa var. extrica (Nicolle) J. Urb. (2025)

Statut du taxon : accepté sous réserve - (Mise à jour : 08/2026).
Pré-publication : Naturoscope.net, 2025.

Synonymie : Eucalyptus extrica Nicolle, 2000.

Ce taxon a une aire restreinte dans le prolongement de la précédente vers l’Est et participe au groupe qui constitue en fait une super-espèce avec eudesmioides, gittinsii, "conveniens" et pleurocarpa. Ces 5 taxons ne sont que la recombinaison de caractères secondaires qui marque donc la variabilité génétique d’un groupe pour lequel les croisements interspécifiques bien que peu documentés par absence de volonté en la matière, sont connus. Le métissage de E. extrica avec E. pleurocarpa est commun aux zones de contact des deux aires. Il a été même à l’origine de la première description de Mueller en 1864 sous le nom de E. tetragona (inclus ici en synonymie de pleurocarpa) et mentionné comme espèce dans Flora of Australia (1988) à la place de pleurocarpa (alors en synonymie), prouvant une fois de plus les hésitations interminables de la classification en botanique faute de règles méthodologiques précises confiées à des taxinomistes et non pas à des botanistes impatients de nommer une nouvelle espèce !

E. extrica se distingue de pleurocarpa par l’ensemble de ses parties végétatives (rameaux de l’année, feuilles adultes, boutons floraux et fruits) vertes comme gittinsii alors qu’elles sont glauques chez pleurocarpa. Seules les feuilles juvéniles semblent légèrement glauques à l’apex. Ainsi ce taxon n’est pour moi pas même une sous-espèce mais une variété de pleurocarpa qui contribue au sein de ce groupe à alimenter des quantités d’individus aux caractères recombinés qui feront le bonheur des nouvelles générations de botanistes qui croiront découvrir de nouvelles espèces à décrire !