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Famille Myrtaceae
Eucalyptus mannifera Mudie (1834)
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : Trans. Roy. Med.-Bot. Soc. London 1: 24 (1834).
Synonymie : Eucalyptus gunnii var. maculosa (R. Baker) Maiden, 1902 ; Eucalyptus mannifera subsp. maculosa (R. Baker) L.A.S. Johnson, 1962.
Classification : Sous-genre Symphyomyrtus, Section en cours.
Noms vernaculaires : gommier tacheté ; Engl. Britle gum, Red spotted gum.
Bibliographie : D.J Boland, M.I.H.Brooker & J.W Brooker, Eucalyptus seeds, 1980.
Collectif, Flora of Australia Volume 19, Australian Government Publishing Service, Canberra, 1988.
Brooker & Kleining, Field Guide to Eucalypts, en 3 volumes, 1999 (Vol 1), 2001 (Vol 2) et 1994 (Vol 3).
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006.
Iconographie : Authors please read.
Brooker & Kleinig : 1. allure ; 2. écorce.
Collectif, Euclid, Eucalypts of Australia, CSIRO (Compact Disc), 2006 : 5. boutons floraux ; 6. feuillage juvénile gullickii ; 7. feuillage juvénile elliptica ; 8. feuillage juvénile mannifera ; 9. feuillage juvénile praecox.
Urban Jacques : 3. carte de répartition ; 4. graines.
Description détaillée
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Cette espèce est composée de 4-5 populations qui, nomenclaturalement, varient au gré des auteurs de la sous-espèce à l'espèce alors que les caractères qui les distinguent ne sont que des caractères variables (voir Cahier du naturaliste N°1) qui, chez d'autres groupes de plantes, ne seraient même pas discriminants. Ce sont toutes des arbres dont la taille varie entre 10 (praecox) et 25 m (mannifera) qui forme un nœud cotylédonaire. L'écorce est lisse partout et est à dominante blanchâtre à crème avec des plaques grises ou rosées, souvent plus ou moins poudreuse et parfois plus orangé en fin d'été. Les feuilles juvéniles sont opposées sur 4-6 paires, sessiles ou subsessiles puis alternes, pétiolées et plutôt concolores (ou faiblement discolores). Elles sont variables selon les populations :
- mannifera : linéaires à lancéolées ou en faucille (4-10 X 0,5-1,8 cm), bleu-vert à glauques et légèrement discolores.
- gullickii : elliptiques à ovales ou lancéolées (3-9,5 X 1,4-3,2 cm), vertes à gris-vert et concolores.
- elliptica : d'abord orbiculaires puis ovales à elliptiques (2-10 X 2-6 cm), bleu-vert à glauques et concolores. Elles sont opposées et sessiles sur un plus grand nombre de paires devenant pétiolées en fin de phase juvénile.
- praecox : ovales à elliptiques, presque orbiculaires (4,5-8,5 X 4,5-6 cm), bleu-vert à glauques et légèrement discolores, apex arrondi et base lobée. Elles sont opposées et sessiles sur un plus grand nombre de paires
Les feuilles adultes sont pétiolées (0,5-2,5 cm) et sont toujours lancéolées ou falciformes (7-18 X 1-3 cm) avec base rétrécie sur le pétiole, les bords entiers, bleu-vert à gris-vert, concolores, ternes ou parfois légèrement brillantes. Réticulation modérée à dense avec de nombreuses glandes oléifères dans les aréoles. Inflorescences pédonculées (5-10 mm) portant 7 boutons floraux courtement pédicellés (1-5 mm), ovoïdes ou obovoïdes avec un operculum conique ou hémisphérique, vert-pâle à jaunâtre voire rougeâtre. Fleurs blanches entre janvier-février et avril-mai selon la population avec une floraison en juin-juillet pour praecox qui fleurit souvent alors que le feuillage juvénile est encore présent d'où son qualificatif et juillet-novembre pour elliptica par suite de sa répartition plus nordique. Fruits hémisphériques ou en forme de coupe, pédicellés (1-5 mm), de 3-5 mm de long et 4-7 mm de haut avec 3-4 valves saillantes. Cicatrice présente. Graine brune, grise ou noire, ovoïde-aplatie, pointue à une extrémité et plissées. Après la germination, les jeunes sujets ont des feuilles opposées sur 4-12 nœuds puis alternes à base rétrécie, gris-vert ou vertes et à bords entiers, linéaires à lancéolées (4-9,5 X 0,3-2,3 cm) pour mannifera, plus elliptiques (4,5-7 X 1,3-3 cm) pour gullickii, plutôt orbiculaires à ovales (4,5-8,5 X 4,5-6 cm) pour praecox et franchement ovales à cordiformes (5-7,5 X 3-4,5 cm) pour elliptica, conformément à ce que nous avons déjà vu pour les feuilles juvéniles sur l'arbre.
Feuillages juvéniles
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Chez la population maculosa longtemps considérée comme une sous-espèce, les feuilles juvéniles sont plus larges que chez le type alors que les feuilles adultes sont plus étroites. Tous les auteurs ont considéré que ces caractères n'étaient pas suffisants pour maintenir cette population au rang de la sous-espèce et l'ont totalement supprimé au niveau de la nomenclature, sans même la maintenir au rang de variété ou de forme. Pourtant les autres populations décrites comme des sous-espèces actuelles le sont avec les mêmes caractères variables. Seule gullickii, avec sa prédisposition écologique pour les sols humides pourrait donc éventuellement conserver un statut de sous-espèce ou au moins de variété ; tolère les gelées jusque vers -10°C.
Origine géographique : les populations de mannifera sont originaires d'une large bande de l'Est de la Nouvelle Galles du Sud jusque dans l'Est de l'Etat du Victoria. Du Nord au Sud on trouve :
- elliptica : dans les districts de Bendemeer et Walcha dans le Nord-est des Tablelands, sur les collines granitiques.
- praecox : dans le Centre-est, depuis les districts de Capertee et Cudgegong River jusqu'au Liverpool Range avec une station plus au Sud située au Nord-Ouest de Captains Flat. Il pousse sur des sols sablonneux secs.
- gullickii : endémique d'une région allant des Blue Mountains à Budawang Range. Préfère les sols frais à humides.
- mannifera : a l'aire de répartition la plus vaste, depuis le Centre des Tablelands (au nord, à partir de Bathurst) jusque dans les zones adjacentes du Victoria allant à l'Ouest jusqu'à Paradise Falls et Mt Buffalo. Là on le trouve toujours sur des sols secs et caillouteux.
Jacques Urban, 2009.
Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 8
Taxons inférieurs : 3 sous-espèces acceptées à ce rang sous réserve de l'étude complète du sous-genre. Pour les différences phénotypiques et les origines géographiques se reporter à la description ci-dessus.
Eucalyptus mannifera subsp. elliptica (Blakely & McKie) L.A.S. Johnson, 1962.
Statut du taxon : accepté sous réserve - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : Contr. New South Wales Natl Herb. 3: 108 (1962).
Synonymie : Eucalyptus mannifera var. elliptica Blakely & McKie, 1934 ; Eucalyptus elliptica (Blakely & McKie) L.A.S. Johnson & K. Hill, 1990.
Juste une petite remarque quant au statut de ce taxon : en 1990 Johnson & Hill élève au rang spécifique ce taxon que ce même Johnson avait placé en sous-espèce de mannifera comme les 2 autres sur le simple argument d'une préférence pour les sols marécageux et des feuilles plus petites que gullickii alors que ce dernier a aussi une prédisposition écologique aux zones marécageuses et que ses feuilles sont assez similaires à celles d'elliptica contrairement à celle de mannifera type : c'est à vous décourager du bien fondé de laisser quiconque classer les plantes tant ce genre de situations est fréquent !
