Acer, les érables

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Famille Sapindaceae

Genre Acer Linnaeus (1753)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 03/2026).
Publication : Sp. Pl. 2: 1054. 1753.
Synonymes : Argentacer Small (1933), Crula Nieuwl. (1911), Euacer Opiz (1839), Negundium Raf. (1833), Negundo Boehm. (1760), Rufacer Small (1933), Rulac Adans. (1763), nom. illeg. superfl., Saccharodendron Nieuwl. (1914), Sacchrosphendamnus Nieuwl. (1914).
Liens taxinomiques : (en gras les genres valides) Dipteronia.
Noms vernaculaires : érable ; Engl. mapple

Bibliographie : Krüssmann Gerd, Cultivated broad-leaved trees & shrubs, Vol. 1, 1984.

D.M. van Gelderen, P.C. de Jong, H.J. Oterdoom, Maples of the World, 1994.

Collectif, Mabberley's Plant-Book, 4rd edition 2017, Cambridge UP.

Iconographie
D.M. van Gelderen, P.C. de Jong, H.J. Oterdoom, Maples of the World, 1994.

1. Dipteronia sinensis ; 2. A. tonkinense ; 3. A. rubrum ; 4. A. saccharinum ; 5. A. laurinum ; 6. A. pseudoplatanus ;
7. A. platanoides ; 8. A. rufinerve ; 9. A. circinatum ; 10. A. opalus ; 11. A. griseum ; 12. A. negundo ; 13. A. stachyophyllum.

Description brève

Ce sont les érables. Originellement, ce mot signifie "pointu", sans doute par référence aux lobes foliaires pointus des premières espèces décrites. Il comprend 121 espèces clairement identifiées, 38 taxons au rang spécifique douteux et environ 90 sous-espèces (et des centaines de cultivars) selon les interprétations des auteurs en rapport avec le pointillisme généré par les analyses génétiques qui, systématiquement, conduisent à créer une espèce quand la botanique de terrain classerait le taxon en simple sous-espèce voire variété. Et que dire sur les arguments de classification variables d'un auteur à l'autre ou de la procédure laxiste de la validité d'un taxon sur le simple fait de le publier dans une revue prétendue reconnue scientifique, mais reconnue par qui ? En tout cas, pas par les règles de la taxinomie : il suffit de regarder les références des publications pour savoir que seul l'auteur classe le taxon directement au rang de l'espèce, taxon qui sera repris par la suite et remanié en taxon inférieur voire en synonymie et les changement sont incessants au gré des nouvelles technologies qui se définissent alors plus performantes que la précédente ! Idem pour les études paléontologiques qui référencent plus de 200 taxons fossiles directement au rang de l'espèce pourtant sans aucune analyse génétique possible alors qu'on a parfois du mal à statuer sur les taxons vivants et que les changements, y compris de genre ou de famille, sont fréquents sur de simples détails : encore un paradoxe scientifique surtout en botanique jamais remis en cause mais cela fait tellement savant ! C'est alors que sur la toile on trouve une pléthore de sites scientifiques qui ne font que reprendre les listes de taxons acceptés au rang de l'espèce sans aucune critique, sans aucun commentaire méthodologique, juste parce qu'ils sont validés par les datas de Kew, de Melbourne, de Pékin ou de St Louis, etc. qui valideront plus tard les nouveaux changements et ainsi de suite ! La multiplication du statut d'espèce sert l'illusion d'une évolution en marche alors qu'il ne s'agit que de la variabilité génétique d'une seule et même espèce : comparez avec une des rares folies similaires en zoologie ou près de 200 sous-espèces sont décrites pour Thonomys bottae (famille des Geomyidae), un rongeur de l'Ouest des USA. En botanique cela serait directement 200 espèces supplémentaires !

Toutes sont originaires de l'Hémisphère Nord avec la plus forte concentration en Asie (Asie Centrale, Chine, Corée, Japon) puis quelques espèces en Amérique du Nord et sur le pourtour méditerranéen. Quelques rares espèces sont originaires d'Asie du Sud-Est, passant l’Équateur au niveau de Java et des Iles de la Sonde. Dans la nature, toutes les espèces sont largement distribuées mais jamais abondantes. Plusieurs espèces vivent dans les mêmes milieux mais ne s'hybrident jamais. C'est par exemple le cas de rubrum et de saccharum ou de platanoides et de pseudoplatanus.

Tous les érables sont des plantes ligneuses (arbres ou arbustes), atteignant les 30 m pour les espèces les plus grandes (macrophyllum, pseudoplatanus, velutinum). La plupart sont à feuilles caduques et seules les espèces tropicales ou méditerranéennes ont des feuilles persistantes ou semi-persistantes. Elles sont opposées, entières ou palmées, rarement composées (Section Negundo). Les fruits sont des samares disposées par paires. Les érables sont principalement cultivés pour leur bois et l'effet ornemental soit de l'écorce soit du feuillage, mais rarement pour leur floraison. Celle-ci apparait au minimum de 5-6 ans après le semis pour les espèces les plus précoces jusque près de 20 ans pour ceux de la Section Acer. Ils fleurissent généralement au printemps entre avril et mai et certaines espèces précoces (rubrum ou saccharinum) fructifient alors fin mai-début juin. La plupart sont pollinisés par les insectes.

Culture

Nous avons vu que la grande majorité des espèces sont originaires des régions tempérées ou froides de l'Hémisphère Nord. Toutefois certaines espèces poussent dans des zones subtropicales (calcaratum, caudatifolium, coriaceifolium, elegantulum, fabri, oblongum, paxii, sikkimense, tonkinense plus diverses sous-espèces d'autres taxons) voire franchement sous un climat tropical (laurinum). Acer rubrum ou pycnanthemum tolèrent des sols particulièrement humides alors que hyrcanum, monspessulanum, obtusifolium, opalus et sempervirens poussent dans les sols secs, en été, de la zone méditerranéenne. En général, la majorité des espèces préfèrent les sols acides mais plusieurs tolèrent les sols calcaires. C'est notamment le cas des espèces méditerranéennes et de nombreuses asiatiques (pour plus de détails se reporter à la fiche de l'espèce). Seules quelques espèces tolèrent l'excès d'eau dans le sol comme rubrum ou pycnanthum, voire saccharum dans une moindre mesure.

La propagation des érables se fait généralement à partir de graines. C'est encore ce qui donne les meilleurs résultats bien que certaines espèces bouturent facilement à partir de rameaux non aoûtés en juillet. Habituellement les graines récoltées à l'automne et semées aussitôt germent au printemps suivant avec des pourcentages moyens. Il est toutefois possible de les semer au printemps si on a pris soin de les conserver au frais car elles se conservent assez mal. Certaines rares espèces peuvent toutefois germer encore à l'automne suivant. Quelques autres (notamment griseum) demande près de 18 mois de stratification avant de lever et près de 36 mois pour nikkoense et encore avec des taux de germination très faible tournant autour de 10%. Donc dans tous les cas ne jeter pas les semis trop tôt et faites très attention aux rongeurs, ils adorent !

Le marcottage en butte, s'il est employé par certains amateurs, ne présente guère d'intérêt car il suppose la possession de nombreux pieds-mères. Le bouturage quant à lui, donne des résultats variables en fonction des espèces. Le meilleur moment pour prélever des rameaux est juin-juillet. Ceux-ci seront des pousses de l'année auxquelles on prendra soin de retirer les 2 ou 3 paires de feuilles basales. Veiller à ce que les feuilles restantes soient indemnes de maladies ou de blessures. Enlever délicatement l'écorce sur quelques centimètres puis tremper dans un mélange d'hormones de bouturage. Enfin, recouvrir les boutures d'un sac en plastique transparent. Le principal inconvénient du bouturage par rapport au semis est que les arbres sont de moins en moins vigoureux au fur et à mesure des opérations.

Le greffage est relativement plus employé par les professionnels. Le porte-greffe sera cultivé en pot jusqu'au moment du greffage. Ce dernier peut avoir lieu en hiver auquel cas les plantes seront gardées en serre jusque vers la mi-mai mais le plus fréquemment en juillet. Là encore on conservera les jeunes greffes en serre et dans une atmosphère humide jusqu'à la reprise, environ un à deux mois après. Les greffons seront des pousses de l'année. Les greffons de bois plus dur seront utilisés en hiver de la même manière que les greffes d'arbres fruitiers (surtout greffage en fente simple). Veiller à enlever les feuilles du porte-greffe.

Taxons inférieurs : 121 espèces acceptées à ce rang classées en 16 sections et environ 38 taxons élevés au rang de l'espèce soit pour des taxons nouvellement décrits soit pour ceux ayant un statut antérieur infra-spécifique. En italique, taxons controversés au rang de l'espèce (beaucoup étaient considérés jusqu'ici comme des sous-espèces ou des variétés, rang également plus vraisemblable pour beaucoup des nouveaux taxons décrits récemment, notés douteux à ce rang). Le plus souvent il n'y a aucune description accessible facilement ou souvent très sommaire et jamais argumentée par rapport aux taxons déjà connus, quand ce n'est pas juste pour un détail anatomique de l'ordre du cultivar (plusieurs milliers dans le genre).

  1. Section Parviflora Koidzumi (1911) comprend 3 séries : Parviflora, Dystila, Caudata
  2. Section Palmata Pax (1885) comprend 3 séries : Palmata, Sinensia, Penninervia
  3. Section Wardiana de Jong (1976)
  4. Section Macrantha Pax (1885)
  5. Section Glabra Pax (1885) comprend 2 séries : Glabra, Arguta
  6. Section Negundo (Boemer) Maxim. (1880) comprend 2 séries : Negundo, Cissifolia
  7. Section Indivisa Pax (1885)
  8. Section Acer L. (1753) comprend 3 séries : Acer, Monspessulana, Saccarodendron
  9. Section Pentaphylla Hu & Cheng (1948) comprend 2 séries : Pentaphylla, Trifida
10. Section Trifoliata Pax (1885) comprend 2 séries : Grisea, Mandshurica
11. Section Lithocarpa Pax (1885) comprend 2 séries : Lithocarpa, Macrophylla
12. Section Platanoidea Pax (1885)
13. Section Pubescentia (Poj.) Ogata (1967)
14. Section Ginnala Nakai (1915)
15. Section Rubra Pax (1885)
16. Section Hyptiocarpa Fang (1966)

Acer acuminatum
Acer acutum voir Acer longipes
Acer albopurpurascens voir Acer oblongum
Acer amamiense voir Acer diabolicum
Acer amplum voir Acer longipes
Acer argutum
Acer barbinerve
Acer binzayedii
Acer brevipes : pas de données
Acer buergerianum
Acer caesium
Acer calcaratum
Acer campbellii
Acer campestre
Acer capillipes
Acer cappadocicum
Acer carpinifolium
Acer caudatifolium
Acer caudatum
Acer chiangdaoense
Acer chienii voir Acer pectinatum
Acer chingii voir Acer campbellii
Acer chunii voir Acer longipes
Acer cinerascentiforme taxon douteux
Acer circinatum
Acer cissifolium
Acer confertifolium
Acer cordatum
Acer coriaceifolium
Acer crassum
Acer crataegifolium
Acer davidii
Acer diabolicum
Acer discolor
Acer distylum
Acer duplicatoserratum
Acer elegantulum
Acer erianthum
Acer erythranthum
Acer fabri
Acer fenzelianum
Acer forrestii voir Acer pectinatum
Acer fulvescens voir Acer longipes
Acer glabrum
Acer gracilifolium taxon douteux
Acer grandidentatum voir Acer saccharum
Acer griseum
Acer heldreichii
Acer henryi
Acer hilaense voir Acer paxii
Acer hyrcanum
Acer insulare voir Acer caudatifolium
Acer iranicum douteux à ce rang
Acer japonicum
Acer komarovii voir Acer tschonoskii
Acer kuomeii
Acer kwangnanense
Acer kweilinense
Acer laevigatum
Acer laurinum
Acer laxiflorum voir Acer pectinatum
Acer leipoense
Acer leptophyllum
Acer leucoderme voir Acer saccharum
Acer lobelii voir Acer cappadocicum
Acer longipes
Acer lucidum
Acer lungshengense
Acer macrophyllum
Acer mandshuricum
Acer mapienense
Acer maximowiczianum
Acer maximowiczii voir Acer pectinatum
Acer mazandaranicum douteux à ce rang
Acer metcalfii voir sikkimense
Acer miaoshanicum
Acer micranthum
Acer miyabei
Acer monspessulanum
Acer morifolium
Acer morrisonense
Acer nayongense
Acer negundo
Acer nigrum voir saccharum
Acer nipponicum
Acer oblongum
Acer obtusifolium
Acer okamotoanum
Acer oligocarpum
Acer olivaceum
Acer oliverianum
Acer opalus
Acer orthocampestre : pas de données
Acer paihengii voir palmatum subsp. amoenum
Acer palmatum
Acer pauciflorum
Acer paxii
Acer pectinatum
Acer pensylvanicum
Acer pentaphyllum
Acer pentapomicum
Acer pictum
Acer pilosum
Acer pinnatinervium
Acer platanoides
Acer poliophyllum
Acer pseudoplatanus
Acer pseudosieboldianum
Acer pseudowilsonii
Acer pubinerve
Acer pubipetiolatum
Acer pycnanthum
Acer robustum
Acer rubrum
Acer rufinerve
Acer saccharinum
Acer saccharum
Acer sempervirens
Acer serrulatum
Acer shangszeense
Acer shenkanense
Acer shenzhenensis douteux à ce rang
Acer shihweii
Acer shirasawanum
Acer sichourense
Acer sieboldianum
Acer sikkimense
Acer sinense voir campbellii
Acer sino-oblongum
Acer sinopurpurescens
Acer skutchii voir saccharum
Acer sosnowskyi : pas de données
Acer spicatum
Acer stachyophyllum
Acer sterculiaceum
Acer sutchuenense
Acer sycopseoides
Acer tataricum
Acer tegmentosum
Acer tenellum
Acer tenuifolium voir Acer shirasawanum
Acer thomsonii voir Acer sterculiaceum
Acer tibetense
Acer tonkinense
Acer triflorum
Acer truncatum<
Acer tschonoskii
Acer tsinglingense voir sterculiaceum
Acer tutcheri
Acer ukurunduense voir caudatum
Acer undulatum douteux à ce rang
Acer velutinum
Acer wangchii
Acer wardii
Acer wilsonii voir campbellii
Acer yangbiense douteux à ce rang
Acer yinkunii
Acer yuii
Acer zarei douteux à ce rang