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Famille Oleaceae
Fraxinus paxiana Linglesh. (1907)
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 08/2026).
Publication : Bot. Jahrb. Syst. 40: 213 1907.
Synonymie : Fraxinus densiflora Lingelsh. 1907.
Classification : Sous-genre Ornus, Section Ornus (Boehm) DC.
Noms vernaculaires : frêne élégant.
Bibliographie : Krüssmann Gerd, Cultivated broad-leaved trees & shrubs, Vol. 1, 1984.
Collectif, Flora of China volume 15 Myrsinaceae à Loganiaceae, 1996.
Collectif, The families and genera of vascular plants. Volume VII, 2004, Edited by K. Kubitzki.
E. Wallander Systematics of Fraxinus and evolution of dioecy, Pl. Syst. Evol. 273, 2008.
Urban Jacques , Les cahiers du naturaliste N°45 (Fiebrigiella-Fusispermum), Fascicule 1 Les frênes du monde, 2013.
Description détaillée
Petit arbre de 8-10 m mais atteignant 20 m dans son milieu naturel avec un port plutôt étalé. Feuilles caduques. Branches robustes et rameaux glabres ou légèrement tomenteux, les plus jeunes étant fréquemment à 4 angles. Bourgeons ovoïdes brun-roux à brun foncé lorsqu'ils sont secs, squameux à tomenteux. Les feuilles sont décussées, de 25-35 cm de long avec un pétiole de 5-10 cm et un rachis sillonné parfois poilu. Elles sont composées de 5-9 folioles ovales à oblongues de 5-18 x 2-6 cm, la foliole terminale étant plus grande. Pétiolule de 0-2 mm. Base atténuée ou arrondie. Apex acuminé et bords crénelés. Face inférieure pubescente le long des nervures sur la face inférieure Nervures secondaires variant entre 10 et 16 de chaque côté de la nervure principale.
Les inflorescences sont des panicules terminales plutôt lâches de 8-20 cm portant des fleurs blanches parfumées dont les pétales linéaires-spatulés mesurent 3-4 mm de long. Elles apparaissent après le débourrement des feuilles et sont généralement androdioïques ou fréquemment polygamodioïques (1). Bractées absentes. Ce sont les inflorescences les plus grandes du genre. Les étamines des fleurs staminées sont souvent de même longueur que la corolle alors que celles des fleurs hermaphrodites sont plus longues. Calice cupulaire à dents courtes deltoïdes et soudées sur presque toute leur longueur. Samare linéaire-spatulée de 25-30 x 3-4 mm et dont l'aile se prolonge (est décurrente) seulement jusque sur le sommet de la graine. Floraison en mai-juillet et fructification en septembre-octobre. Aucune culture en Europe.
Sols drainés à frais sans être constamment humides au pH compris entre 6 et 8. Tolère bien les sols argileux pas trop lourds mais a une prédilection pour les sols sablonneux humifères.
Origine géographique : cette espèce est présente en Chine orientale (Anhui, Fujian, Jiangsu, Jiangxi, Zhejiang), en Corée du Sud et dans le Sud et le Centre du Japon. Elle pousse de préférence entre 500 et 1200 m d'altitude dans les endroits vallonnés, les ravins et les collines qui bordent les cours d'eaux.
Jacques Urban, 2015 révisé 2026.
Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 5
Commentaires
La nomenclature du groupe de taxons proches de paxiana que sont depauperata, suaveolens et sikkimensis, comme à l'habitude dans de tels cas, est encore bouleversée. Tout d'abord et sans aucun doute, sikkimensis et suaveolens sont synonymes mais la confusion vient de la règle de l'attribution des noms dans le code de botanique : le premier nom attribué à ce taxon par Linglesheim en 1907 est sikkimensis en tant que variété de paxiana, alors que suaveolens est donné en 1920 par W.W. Smith le décrivant comme une nouvelle espèce parce que Linglesheim n'a pas fait la diagnose du taxon qu'il place en variété de paxiana sous le nom de sikkimensis.
Divers auteurs choisissent de considérer depauperata et sikkimensis purement et simplement comme des synonymes de paxiana or des différences significatives qui forment les combinaisons respectives de chaque taxon plaident pour le maintien d'un statut variétal, presque de sous-espèce pour sikkimensis à cause de son endémisme allopatrique (son aire ne recoupe pas celle de paxiana). D'autres ont fait le choix d'élever chaque taxon au rang d'espèce telle que nous les mentionnons dans la synonymie, mais ce rang me semble inapproprié eu égard des différences d'autant plus qu'aussi bien Linglesheim que Smith insistent sur le fait que ces taxons sont très proches de F. floribunda et F. retusa (F. floribunda subsp. insularis dans cette étude). J'adopte dont le staut variétal pour depauperata et celui de sous-espèce pour sikkimensis qui devient donc suaveolens, code botanique oblige.
Taxons inférieurs : une variété et une sous-espèce acceptées à ce rang :
Fraxinus paxiana var. depauperata Linglesh. 1920
Statut du taxon : accepté.
Publication : Pflanzenr. IV, 243(1): 22 1920.
Synonymie : Fraxinus depauperata (Lingelsh.) Z.Wei 1992.
C'est un petit arbre de 4-6 m qui se distingue du type par les caractéristiques suivantes : les jeunes rameaux ne sont pas quandrangulaires comme chez les deux autres taxons. Le rachis des feuilles est recouvert d'un tomentum brun. Face inférieure à pilosité éparse le long du pétiolule et de la nervure principale. En général 3-5 folioles au maximum, très rarement 7, ne dépassant pas 12 cm de long mais à savoir si ce caractère est constant. Les fleurs sont plutôt monoïques (fleurs mâles et fleurs femelles distinctes sur le même individu). Calice campanulé d'environ 1,5 mm de long mais dont les dents triangulaires sont nettes puisqu'elles sont plus longues que le tube. Enfin samare dont l'aile est décurrente jusqu'à la moitié de la graine. Aucune culture en Europe.
Origine : ce taxon vit dans les mêmes provinces chinoises que le type (Shaanxi, Hubei, Hunan) entre 400 et 1100 m d'altitude dans les forêts mixtes sur les pentes des régions accidentées.
Fraxinus paxiana subsp. suaveolens (Willd.) J. Urb. 2026
Statut du taxon : accepté.
Publication : ce site même si actuellement sans la valeur officielle d'une publication à laquelle je n'ai d'ailleurs pas accès !
Synonymie : Fraxinus paxiana var. sikkimensis Linglesh. 1907 ; Fraxinus sikkimensis (Lingelsh.) Hand. Mazz. 1936. Fraxinus suaveolens W.W. Sm. 1920
C'est un arbre ou un arbuste de 7-17 m qui se distingue du type par les caractéristiques suivantes : le rachis des feuilles est densément recouvert d'un tomentum brun-roux souvent abondant sur le pétiolule. Les folioles semblent plus coriaces. Face inférieure densément feutrée. En général folioles ne dépassant pas 12 cm de long (caractère constant ?) mais en quantité identique au type. Les fleurs sont plutôt monoïques (fleurs mâles et fleurs femelles distinctes sur le même individu). Calice cupulaire semblable au type. La corolle des fleurs femelles est rapidement caduque. Enfin samare un peu plus grande et dont l'aile est décurrente jusqu'à la moitié de la graine comme chez depauparata. Aucune culture en Europe.
Diagnose originelle traduite en français : Arbre ou arbuste de 7 à 17 m de hauteur ; rameaux de l'année modérément robustes, légèrement aplatis, rougeâtres, glabres ou parsemés çà et là d'un tomentum ferrugineux ; rameaux plus âgés devenant gris cendré et marqués de petites lenticelles blanchâtres. Feuilles généralement à 3 paires de folioles (parfois 1 ou 2 paires), à long pétiole ; pétioles atteignant 10 cm de longueur, subcylindriques, glabres ou parsemés de vestiges d'un tomentum ferrugineux très fin ; pétiolules latéraux longs de 1 à 2 mm ou presque absents, densément couverts d'un tomentum ferrugineux ; pétiolule terminal de 5 à 15 mm, plus ou moins couvert d'un tomentum ferrugineux à l'anthèse ; rachis (hors pétiole) d'environ 10 cm de longueur, portant çà et là un tomentum s'effaçant facilement au frottement ; folioles (la terminale étant généralement un peu plus grande) longues de 8 à 12 cm et larges de 2,5 à 4 cm, lancéolées, à apex longuement et brusquement acuminé, à base largement cunéiforme ou obliquement subarrondie. Elles sont membraneuses à l'état sec, régulièrement crénelées-denticulées sur tout le pourtour, vert foncé et glabres sur la face supérieure, plus pâles et couvertes d'un tomentum ferrugineux le long de la nervure médiane (bien que celle-ci puisse devenir glabre par la suite) sur la face inférieure, mais glabres par ailleurs ; nervures généralement au nombre de 10 à 12 paires, peu visibles dessus, légèrement saillantes dessous. Inflorescence semblable à celle de F. floribunda, ample, à fleurs parfumées d'un jaune pâle ; axes glabres ou glabrescents, rougeâtres ; pédicelles d'environ 2 mm, glabres. Calice d'environ 1 mm, campanulé, glabre, à dents courtes. Pétales d'environ 3 mm, linéaires-oblongs. Étamines dépassant légèrement la corolle. Le fruit (si le spécimen de Forrest se rapporte à ce taxon) de forme linéaire-spatulée mesure environ 22 mm de long, est arrondi et souvent rétus au sommet, large de 4 mm au-dessus du milieu, de 1 mm à la base, où il est enserré par le calice persistant.
Origine : ce taxon est présent dans l'Est de l'Himalaya, depuis le Sikkim, le Nord-est de l'Inde, l'Assam, le Nord du Myanmar (Birmanie) jusqu'en Chine méridionale (Sichuan, Xizang, Yunnan). Dans l'Himalaya on la trouve jusque vers 2800 m d'altitude sur les flancs des collines le long des cours d'eau.
Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 7
