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Famille Oleaceae
Fraxinus schiedeana Schltdl. & Cham. (1831)
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 07/2026).
Publication : Linnaea 6(3): 391 (1831).
Synonymie : Fagara dubia Willd. ex Schult. & Schult.f. 1827 ; Fraxinus petenensis Lundell 1968 ; Fraxinus schiedeana var. palmarum Lingelsh. 1920 ; Fraxinus petenensis Lundell (1968).
Classification : Sous-genre Fraxinus, Section Polygamus (J. Urb. 2013), Sous-section Pauciflorae (Lingels.) E. Wallander.
Noms vernaculaires : frêne de Vera Cruz.
Bibliographie : Collectif, The families and genera of vascular plants. Volume VII, 2004, Edited by K. Kubitzki.
E. Wallander Systematics of Fraxinus and evolution of dioecy, Pl. Syst. Evol. 273, 2008.
Urban Jacques , Les cahiers du naturaliste N°45 (Fiebrigiella-Fusispermum), Fascicule 1 Les frênes du monde, 2013.
Description détaillée
Aucune littérature si ce n'est la diagnose originelle rédigée ici pour plus de compréhension : arbre glabre à feuilles imparipennées ; folioles sessiles, lancéolées, à sommet plutôt obtus, à bord entier ou vers l'extrémité obscurément denté (avec quelques dents dirigées vers l'avant) et à bords réfléchis ; la foliole terminale est légèrement plus longue et plus allongée à la base ; toutes présentent une texture papyracée, sont luisantes sur le dessus, plus pâles et mates sur le dessous, avec une nervure médiane saillante et environ trois nervures fines et irrégulières de chaque côté ; le rachis et le pétiole sont canaliculés et marginés sur le dessus et s'effilent vers l'extrémité ; les bords sont plus marqués vers le bout de la feuille, et la structure semble quelque peu articulée et flexible aux points d'insertion des folioles. La feuille, incluant le pétiole de 25 mm et la foliole terminale, mesure au maximum un peu moins de 10 cm de long ; les folioles mesurent 25 à 40 mm de longueur pour 12-15 mm de largeur. La foliole terminale atteit une longueur maximale d’environ 50 mm.
Rameaux quadrangulaires, à bourgeon terminal nu. Samare sub-linéaire à aile à peine dilatée à la base, elliptique et obtuse au sommet, terminée par une petite pointe (mucron) souvent oblique. Graine typique du genre, pendante, albuminée ; embryon axial mais par ailleurs immature, aux parties indistinctes. Décrit par Willdenow à l'endroit cité, probablement d'après les notes de Bonpland. Calice profondément quadripartite, très petit, persistant. Ovaire ovale-aigu, comprimé ; style unique de même longueur que l'ovaire. Deux stigmates épaissis. Arbre haut de 1 à 2 brasses (environ 2-4 m). Cime lancéolée. Feuilles opposées, imparipennées à 4 paires de folioles. Fleurs minuscules. A fleuri pour la première fois dans un jardin mexicain près de l'Hacienda de Lagana, dans les régions plus chaudes ; fructifie en octobre.
Information complémentaire : une planche d'herbier de 1971 de F. schiedeana révèle une feuille composées de 7-9 folioles sessiles, elliptiques-étroits à ovales grossièrement dentées ver l'apex qui est juste arrondi. Rachis ailé et face inférieure plus pâle. Inflorescences latérales tomenteuses portant davantage de fleurs que chez F. greggii ou F. goddinsii. Samares spatulées et souvent émarginées à l'apex.
Origine géographique : cette espèce est endémique des États de Vera-Cruz et Chiapas au Mexique et du Guatemala.
Jacques Urban, 2015 révisé 2026.
Statut dans la nature : pas d'information
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 9
Famille Oleaceae
Fraxinus purpusii Brandegee (1910)
Statut du taxon : accepté sous réserve - (Mise à jour : 07/2026).
Publication : Univ. Calif. Publ. Bot. 4: 90 1910.
Synonymie : aucune.
Classification : Sous-genre Fraxinus, Section Polygamus (J. Urb. 2013), Sous-section Pauciflorae (Lingels.) E. Wallander.
Noms vernaculaires : aucun.
Bibliographie : Collectif, The families and genera of vascular plants. Volume VII, 2004, Edited by K. Kubitzki.
E. Wallander Systematics of Fraxinus and evolution of dioecy, Pl. Syst. Evol. 273, 2008.
Urban Jacques , Les cahiers du naturaliste N°45 (Fiebrigiella-Fusispermum), Fascicule 1 Les frênes du monde, 2013.
Description et commentaire
Diagnose originelle tirée de la publication de l'Université de Berkeley (Californie) : "Petit arbre à écorce brun grisâtre foncé, entièrement glabre ; feuilles vertes et luisantes sur le dessus, plus pâles et ponctuées sur le dessous, longues de 6 à 8 cm ; 5 folioles ovales-lancéolées, atténuées aux deux extrémités, à bord nettement denté, longues de 3 à 5 cm et larges de 10 à 12 mm, sessiles, la foliole terminale étant plus grande et longuement rétrécie à la base ; fleurs polygames, apétales ; panicules de 1 à 1,5 cm de longueur ; calices en forme de coupe, longs de 1 mm, à dents irrégulières ; 1 à 3 anthères, de même longueur que les filets ; samares oblongues, longues de 2 cm, portées par des pédicelles de 5 à 12 mm, à ailes échancrées au sommet."
Ci-après la diagnose originelle de Fraxinus vellerea Standl. & Steyerm. 1944, désormais classé en sous espèce de purpusii révèle que les deux taxons ne sont trop éloignés attendu qu'ils sont présents exactement dans la même aire géographique partagée également par F. schiedeana, l'ensemble formant sans doute une super-espèce. Je ne crois pas qu'il y ait suffisamment de caractères distinctifs importants pour justifier le maintien de trois taxons plus F. reflexiflora ci-après. Les auteurs de la diagnose de F. vellerea précisent qu'il se distingue de purpusii par des folioles densément pubescentes, même au moment de la chute alors qu'elles sont glabres chez purpusii ; inutile de répéter une fois encore qu'un tel caractère ne peut pas suffire pour seulement isoler nomenclaturalement un taxon et, pire, l'élever au rang d'espèce car c'est un caractère trop variable et facilement transmissible au même titre, par exemple, que le nombre de folioles au sein d'une même population (voir par exemple F. reflexiflora ou F. anomala) ! Pourquoi systématiquement un nouveau taxon présumé est-il considéré comme une espèce ? Sans doute parce que c'est plus valorisant !
Dans chaque cas, je remarque qu'aucune étude, s'il y en eut, concernant au moins des descriptions plus complètes de ces taxons ne sont disponibles afin de pouvoir étudier leurs différences réelles. En effet les diagnoses reportées ici sont très succinctes et incomplètes pour permettre une comparaison avec ce qu'on connait déjà. Cela ne portent souvent que sur un seul individu observé. Pourtant en 1991 quand vellerea est classé en sous-espèce de purpusii il y aurait dû avoir plus de détails phénotypiques. Avec la technologie numérique des appareils photos, je trouve anormal que, depuis 40 ans, les botanistes n'établissent pas une collection de photos plus parlantes que des diagnoses latines et facilement consultables par tous : je crois qu'il falloir changer la façon de pratiquer la botanique et passer de la fiche d'herbier typologique et sa diagnose à autre chose de plus documentée permettant les comparaisons sinon on va longtemps continuer à empiler les conclusions stériles de chaque intervenant, chacun ayant sa propre interprétation taxinomique au gré de sa sensibilité sur le sujet. Un taxon ne devrait plus être pris en compte individuellement mais toujours mis en perspective de tous les autres à chaque rang, en proportion des caractères communs non variables, subjectifs (dimensions, couleurs, par ex.) par rapport aux réelles différences qui les isolent génétiquement mais pas que géographiques.
Origine géographique : ce taxon est présent du Centre du Mexique au Guatemala
Jacques Urban, 2015 révisé 2026.
Statut dans la nature : pas d'information
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 9
Taxons inférieurs : une variété référencée à ce rang.
Fraxinus purpusii subsp. vellerea (Standl. & Steyerm.) P.S.Green (1991)
Statut du taxon : accepté sous réserve.
Publication : Kew Bull. 46: 275 1991.
Synonymie : Fraxinus bicolor Standl. & Steyerm. 1944 ; Fraxinus vellerea Standl. & Steyerm. 1944.
Diagnose de 1944 : arbre de 4 à 5 mètres de hauteur ; rameaux pubérulents (couvert d'une pubescence très fine à peine visible) ou devenant glabres, les plus âgés brun foncé, cylindriques et assez densément parsemés de petites lenticelles pâles ; feuilles de 11 à 17 cm de long, généralement à 7 folioles, parfois à 5 ; folioles à consistance membraneuse épaisse et ferme, les latérales sessiles, la terminale pétiolulée, largement ovales à oblongues-ovales ou oblongues-lancéolées, de 4 à 8 cm de long et 2 à 4 cm de large, aiguës ou longuement acuminées ; folioles latérales obtuses ou obliquement arrondies à la base, la terminale aiguë ; face supérieure verte, éparsement pileuse, quelque peu luisante, noircissant au séchage, à nervures et veinules non saillantes ; face inférieure plus pâle et très densément veloutée-pileuse ; bords densément serrulées sur toute leur longueur, à dents aiguës et non appliquées.
Origine : ce taxon est présent de l’État du Chiapas (Mexique) au Guatemala.
Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 6
Famille Oleaceae
Fraxinus reflexiflora Lundell (1960)
Statut du taxon : accepté sous réserve - (Mise à jour : 07/2026).
Publication : Wrightia 2: 107 1960.
Synonymie : aucune.
Classification : Sous-genre Fraxinus, Section Polygamus (J. Urb. 2013), Sous-section Pauciflorae (Lingels.) E. Wallander.
Noms vernaculaires : aucun.
Bibliographie : Collectif, The families and genera of vascular plants. Volume VII, 2004, Edited by K. Kubitzki.
E. Wallander Systematics of Fraxinus and evolution of dioecy, Pl. Syst. Evol. 273, 2008.
Urban Jacques , Les cahiers du naturaliste N°45 (Fiebrigiella-Fusispermum), Fascicule 1 Les frênes du monde, 2013.
Commentaire
Aucune littérature concernant ce taxon. Seule la diagnose originelle que Lundell fait à partir d'un sujet récolté en 1943 à Corral de Piedra (Durango) à une altitude d'environ 1200 m sert de point de comparaison mais il n'y a aucune confirmation ultérieure quant à sa présence sur le terrain et sa réelle différence phénotypique avec l'ensemble de ce groupe sinon des fleurs réfléchies et la note suivante de l'auteur :
"Apparenté à F. purpusii, F. reflexiflora s'en distingue par son indument tomenteux et par ses samares, dont la taille n'atteint guère la moitié de celle de l'autre espèce. Ses samares sont les plus petites du genre."
Comme précédemment si leur différence se limite à ces caractères alors le statut de variété est le maximum acceptable. Toutefois, je n'ignore pas que des botanistes pointillistes en mal de postérité s'appuieront sur des analyses moléculaires couteuses qui démontreront à l'évidence qu'il y a des différences génétiques entre ces taxons pour justifier leur statut d'espèce au détriment d'une réelle compréhension de la dynamique des populations dans le temps juste pour augmenter les chances de survie de la dite espèce par sa variabilité intrinsèque. Si par exemple, le climat de ces régions désertiques devient trop humides ces taxons infra-spécifiques disparaitront au profit d'autres de la même espèce déjà adaptées à ces conditions en colonisant de proche en proche les nouveaux biotopes ou inversement.
Texte brut originel de Lundell traduit : Arbuste ou petit arbre ; rameaux, pétioles et inflorescence finement tomenteux au début, couverts de poils étoilés. Folioles généralement au nombre de 9 à 13 (parfois seulement 3 à 7), d'abord couvertes d'écailles (lépidotes) puis essentiellement glabres à maturité ; pétiole et rachis foliaire étroitement ailés ; folioles de forme lancéolée, ovale-elliptique ou elliptique, mesurant 1 à 2 cm de long sur 0,5 à 1 cm de large, à sommet aigu, base subsessile et légèrement aiguë, asymétriques et à bord nettement serreté. Inflorescence en panicule ; panicules grêles, réfléchies, atteignant 3,5 cm de longueur. Pédicelles grêles, longs de 2 à 4 mm. Samares petites, munies d'un calice cupuliforme persistant à la base, longues de 9 à 11 mm ; aile émarginée, plus longue que le corps épais et subcylindrique ; graine d'environ 4 mm de long.
Origine géographique : ce taxon est donné pour endémique de l’État de Durango au Mexique bien qu'on trouve aussi de rares références pour l’État de Chihuahua.
Jacques Urban, 2015 révisé 2026.
Statut dans la nature : pas d'information
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 9
