Petrocoptis

> Flore > Caryophyllaceae > Petrocoptis

Famille Caryophyllaceae

Genre Petrocoptis A. Braun ex Endl. (1842).

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 04/2026).
Publication : Gen. Pl. Secund. Ord. Nat., Suppl. 2: 78 (1842)
Synonymie : aucune.
Liens taxinomiques : (en gras les genres valides) Lychnis, Silene.
Noms vernaculaires : aucun.

Bibliographie : Collectif, Mabberley's Plant-Book, 4rd edition 2017, Cambridge UP.

J. M. Montserrat y Martí, Flora y vegetación de la Sierra de Guara, 1986.

Collectif Flora y vegetación de la Sierra de Guara, 1986.

Collectif Flora iberica II Platanaceae - Plumbaginaceae (partim) – Collectif, 1990.

Antonin Nicol, Les fleurs des Pyrénées, 1991

Collectif, The families and genera of vascular plants. Volume II, 1993, Edited by K. Kubitzki.

L.Villar, J.A. Sesé, J.V. Ferrández, Flora del Pirineo Aragonès Vol. I - 1997.

Description détaillée

Le nom de Petrocoptis signifie "qui fend les rochers". Les 8 taxons qui composent ce genre sont tous endémiques des Pyrénées et des Monts Cantabriques en Espagne. D'ailleurs seulement une espèce pousse sur le versant français et nombre d'entre elles ont une aire très localisée. Toutes sont des vivaces herbacées à feuilles opposées, entières et sans stipules. Les fleurs sont disposées en cimes terminales dichotomiques et varient du blanc au pourpre. On note 5 pétales, 5 styles et 10 étamines. Les graines sont noires et réniformes. Elles sont une des bases de la distinction des espèces qui se divisent en 2 groupes, celui dont les graines sont lisses et brillantes et celui dont les graines sont rugueuses et mattes. Les graines sont munies de poils au niveau de la partie qui sert de cordon ombilical entre la graine et l'ovaire. Ils ont une fonction particulière liée à l'écologie rupicole de ces plantes.

En effet, ce plumeau de filaments s'hydrate très facilement et devient rapidement mucilagineux. Cela permet donc à la graine d'augmenter son adhésion à la roche et de procurer l'eau nécessaire à la radicelle pour lui permettre de trouver la fissure la plus proche et ainsi pénétrer dans la roche. L'adaptation à la vie rupicole ne s’arrête pas là puisque les fleurs fécondées, initialement ouvertes à l'opposé de la roche, se tournent vers celle-ci afin que lorsque les capsules seront mûres, le maximum de graines tombe sur celle-ci et non pas sur le sol. De même, en été lorsque le soleil est brulant, les capsules mûres sont recouvertes par les feuilles qui deviennent plus glauques pour assurer une meilleure protection. Dans les zones ombragées, la couleur varie en fonction de l'orientation. Floraison entre mai et juillet.

En fait, pour le profane toutes ces espèces se ressemblent énormément aussi la classification et donc la nomenclature varie très régulièrement en fonction des auteurs. Toutes poussent dans les anfractuosités des rochers, principalement calcaires et forment souvent d'importantes touffes voire de belles colonies. En général elles préfèrent les endroits ombragés ou au moins frais plutôt que les rocailles sèches. Leur culture est celle des plantes rupicoles des zones légèrement humides, à savoir un substrat très drainant mais un arrosage régulier et en tout cas sans longues périodes de sècheresse. La germination des graines intervient en quelques jours et a priori ne nécessite pas une période prolongée au froid.

Statut du taxon

Au niveau nomenclatural, Mayol et Rosselló; ont inclut en 1999 toutes les espèces dans le genre Silene comme du reste plusieurs espèces du genre Lychnis l'ont été par d'autres auteurs. Or le genre Silene est défini par une capsule avec 6-10 dents soit deux fois le nombre de styles de la fleur (3-5) alors que chez Lychnis et Petrocoptis ce nombre est identique : 5 dents et 5 styles. Donc je ne comprends pas pourquoi verser ce genre dans Silene quand la logique voudrait qu'il le soit dans Lychnis. Donc pour l'instant le genre Petrocoptis est conservé ici sur le fait qu'il se distingue nettement des deux autres par ses graines porteuses d'une arille développée et de Lychnis par une préfloraison imbriquée au lieu de retourné. Seule une étude plus complète permettra de dégager un statut définitif selon les règles de taxinomie des Cahiers du naturaliste. Vous trouverez la synonymie correspondante au niveau de chaque espèce. Pour des raisons de cohérence dans l'écriture des taxons et notamment celle des sous-espèces, il a fallu provisoirement modifier les noms d'auteurs bien qu'aucune publication papier n'ait pu avoir lieu comme c'est l'usage et ce, malgré les outils informatiques qui permettraient, via un centre officiel de taxinomie, gestionnaire et modérateur des modifications, d'afficher en temps réel des commentaires puis le statut définitif. En effet, c'est dommage que la taxinomie ne soit pas laissée à des taxinomistes au lieu que chaque auteur valident ses propres modifications par une simple publication à laquelle il est quasi impossible d'avoir accès. Une centralisation des données s'impose depuis des années et pourtant ...

Commentaires sur le contour des espèces

Comme dans beaucoup de cas en botanique, le pointillisme reste la règle dans le genre Petrocoptis. En 2026, la base de Kew proposait 11 espèces alors que le WPO Plant List suivait Flora Iberica paru en 1990 avec 9 espèces. La différence des 2 taxons porte sur le rang spécifique accordé à P. glaucifolia et P. wiedmannii à ma plus grande surprise eu égard aux références historique de leur nomenclature comme si nos prédécesseurs et les rédacteurs de Flora Iberica n'avaient aucune notion de taxinomie ou se trompaient. Je m'explique : Flora Iberica classe P. glaucifolia en sous-espèce de P. pyrenaica comme accepté ici avec en synonymie P. wiedmannii ; compte tenu de ce qui va suivre, je me demande sur quels caractères Kew sépare donc ces deux taxons au point d'en faire des espèces ?

Examinons en détail les critères déterminant les taxons au rang de l'espèce à partir de la clé de détermination de Flora Iberica. Pour pyrenaica (qui inclut en sous-espèces glaucifolia et viscosa), grandiflora, hispanica et pseudoviscosa, il s'agit de la recombinaison de 2 caractères : graines de plus ou moins 1 mm de diamètre et présence ou non d'une rosette de feuilles. Selon l'ordre de priorité de ces 2 caractères on obtient une nomenclature différente du genre P. glaucifolia subsp. pseudoviscosa, les 2 taxons ne formant pas des rosettes et n'ayant pas la même taille de graines donc séparation en 2 espèces distinctes ou P. pyrenaica subsp. pseudoviscosa qui forment des rosettes mais n'ont pas la même taille de graines donc 2 espèces quand même. Or il s'agit de caractères très secondaires qui ne présagent pas une séparation génétique isolant les espèces mais l'expression de la variabilité génétique naturelle isolée par le fait que les populations sont rupicoles et très localisées. Pour moi, au niveau taxinomique, les différences doivent être exprimées par le rang de la variété ou au pire par la sous-espèce. Dans le deuxième groupe, c'est à peu près le même cas de figure avec cette fois des graines dont le strophiole (sorte d'excroissance au niveau du hile sur une graine) est plus ou moins gros et porte des poils soit claviformes soit filiformes plus ou moins épais, alternative combinée avec des feuilles caulinaires plus larges que les feuilles de la base ou non.

Si on doit élever au rang d'espèces tous les taxons qui se distinguent par des détails anatomiques aussi insignifiants il va falloir créer un très grand nombre d'espèces et peut-être alors commencer par ... Homo sapiens lui-même ! Absurde non ! Dans cette folie nomenclaturale quelle est la place de la variabilité de l'Espèce ? Et que dire de son intégrité génétique qui fait que tout hybride est stérile car s'il ne l'est pas cela s'appelle un métis qui prouve que les deux parents sont de la même espèce. Or il suffit de regarder la répartition géographique du genre Petrocoptis à l'échelle de la planète : à l'exception du versant nord des Pyrénées (donc en France) qui abrite une seule espèce, tous les taxons sont originaires des Sierras du Nord de l'Espagne avec une forte concentration dans le Haut Aragon (7 taxons) ; seul P. grandiflora dans le Nord-ouest (León et Orense) est significativement isolé, P. pardoi (type) du Sud de l'Aragon et de la Catalogne l'étant relativement moins à l'échelle des populations surtout que des sous-espèces sont présentes dans le Haut Aragon.

Clé des espèces proposée par J. Urban

1. Graines lisses et brillantes. Arille composé de poils cylindriques : Sous-genre Petrocoptis

2. Graines de moins de 1 mm de diamètre.
3. Calice de moins de 10 mm : pyrenaica
3. Calice de plus de 10 mm : grandiflora
2. Graines de plus de 1 mm de diamètre.
Plantes dont les feuilles ne sont pas disposées en rosette : pyrenaica subsp. pseudoviscosa

1. Graines rugueuses et mates. Arille composé de poils claviformes ou filiformes ou les 2 : Sous-genre Crassifolia.

2. Arille de moins d'un tiers de la graine avec des poils claviformes.
3. Feuilles basales dont le limbe se retrécie en un pétiole large. Calice de 11-13 mm : montserratii subsp. crassifolia
3. Feuilles basales dont le limbe se retrécie en un pétiole mal défini. Calice de 8-9 mm : montserratii
2. Arille de plus d'un tiers de la graine avec des poils filiformes ou graduellement élargis ou les 2 en mélange.
3. Feuilles caulinaires plus étroites que celles des tiges basale : pardoi
3. Feuilles caulinaires plus larges que celles des tiges basale : pardoi subsp. guarensis

Jacques Urban, 2012 et 2026.

Taxons inférieurs : 4 espèces acceptées à ce rang les autres étant considérés ici comme des sous-espèces ou des synonymes. En italique, taxons synonymes ou controversés au rang de l'espèce (souvent considérés jusqu'ici comme des sous-espèces ou des variétés). Syn. = synonyme de suivi du nom du taxon.

Petrocoptis crassifolia, voir P. montserratii
Petrocoptis grandiflora
Petrocoptis glaucifolia, voir P. pyrenaica
Petrocoptis guarensis voir P. pardoi
Petrocoptis hispanica voir P. pyrenaica
Petrocoptis montsicciana syn. P. pardoi
Petrocoptis montserratii
Petrocoptis pardoi
Petrocoptis pseudoviscosa voir P. pyrenaica
Petrocoptis pyrenaica
Petrocoptis wiedmannii syn. P. pyrenaica

Petrocoptis grandiflora Rothm. (1935).

Statut du taxon : accepté sous réserve (voir plus haut) - (Mise à jour : 04/2026).
Publication : Cavanillesia 7:111 (1935).
Synonymie : Silene laxipruinosa (Rothm.) Mayol & Rosselló (1999).
Nom vernaculaire : petrocoptis à grandes fleurs.

Iconographie

Collectif, Flora iberica II Platanaceae - Plumbaginaceae ( partim), 1990.
i. allure ; j. feuille basale ; k. détail de la fleur ; l. pétale ; m. capsule ; n. graine avec détail des poils de l'arille.

Description détaillée

Plante vivace de 15-30 cm, glauque sans feuilles en rosette. Tiges très ramifiées recouvertes des pétioles des vieilles feuilles. Les feuilles basales ont un court pétiole alors que les feuilles caulinaires sont sessiles. Les feuilles terminales sont plutôt cordiformes. Bractées relativement grandes (jusqu'à 4 mm), verdâtres. Calice pourpré de 10-14 mm, pétales les plus grands du genre (environ 20 mm) entiers rose-foncé à pourpre. Floraison entre mai et juillet.

Origine géographique : endémique des Monts Aquilianos et de la région proche de la Province d'Orense (Espagne), à l'extrémité Ouest de l'aire de répartition du genre.

Jacques Urban, 2010.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 6


Petrocoptis montserratii Fernández Casas (1979)

Statut du taxon : accepté sous réserve (voir plus haut) - (Mise à jour : 06/2026).
Publication : Exsiccata quaedam a nobis nuper distributa, II: 2N° 122 (1979).
Synonymie : Petrocoptis crassifolia subsp. albaredae (J. M. Monts.) J. M. Monts. (1978) ; Petrocoptis albaredae (J. M. Monts.) J. M. Monts. (1979), nom. illeg. ; Silene montserratii (Fern.Casas) Mayol & Rosselló (1999).
Nom vernaculaire : petrocoptis de Montserrat.

Iconographie

Collectif, Flora iberica II Platanaceae - Plumbaginaceae ( partim), 1990.
a-b. allure ; c. fleur ; d. pétale ; e. coupe longitudinale d'une fleur ; f. dents du calice ; g. capsule avec le calice persistant ; h. graine ; i. poils de l'arille.

Description détaillée

Plante vivace de 15-40 cm très fragile avec une souche ligneuse tortueuse et des tiges pendantes. Petites feuilles à peine pétiolées pour celles de la base, ovales-lancéolées alors que les caulinaires sont sessiles et plus larges. Elles sont vert-tendre, légèrement glauques et parfois pruineuses.Bractées de 2 mm de long et calice de 8-10 mm. Pétales entiers blancs à légèrement rosés d'environ 14-16 mm. Floraison en juin-juillet. Graines mûres d'environ 1,5-1,8 mm de diamètre. L'arille a des poils vésiculeux.

Origine géographique : endémique des Prépyrénées dans la région de Santa Orosia près de Yebra de Basa (Haut Aragon, Espagne) et des Somontanos occidentales très localisé à la région des Monts Riglos près de la Province de Zaragoza. Ce taxon rare et menacé de disparition pousse dans fissures des falaises calcaires entre 800 et 1850 m.

Montserrat et son ami Albarede trouvèrent la plante ensemble et chacun de son côté l'a baptisée du nom de son ami si bien que ce taxon fut publié sous les deux noms de baptème P. montserratii et P. albaredae. Le second a donc été invalidé parce que Montserrat lui avait initialement donné le rang de sous-espèce de crassifolia.

Jacques Urban, 2010.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 6

Taxon inférieur : une sous-espèce acceptée sous réserve à ce rang.

Petrocoptis montserratii subsp. crassifolia (Rouy) J. Urb. (2010)

Statut du taxon : accepté sous réserve
Publication : ce site même si, aujourd'hui, sans l'officialité d'une publication à laquelle je n'ai d'ailleurs pas accès !

Synonymie : Petrocoptis crassifolia Rouy (1895) ; Petrocoptis albaredae subsp. guinochetii (J. M. Monts.) J. M. Monts. (1979) ; Silene montserratii subsp. crassifolia (Rouy) Mayol & Rosselló (1999).

Plante à rosettes, vivace de 20-50 cm, glauques. Feuilles coriaces, succulentes, les basales ovales-spatulées longuement pétiolées alors que les caulinaires sont plus ovales-lancéolées et subsessiles à sessiles. Bractées pouvant atteindre 5 mm de long, acuminées hyalines-blanchâtres. Calice de 10-12 mm, blanchâtre ou légèrement pourpré, pétales entiers ou à peine émarginés, blancs chez les populations d'altitude mais rosés voire rouges chez les populations de moyenne montagne. Floraison en juin-juillet. Graines mûres d'environ 2 mm de diamètre. L'arille a des poils entièrement claviformes.
Origine : aire de répartition très localisée aux gorges du Río Cinca dans le centre Nord du Haut Aragon (Province de Huesca) dont notamment le Cañon de Anisclo et de Escuaín puis de là jusque dans les gorges proches de Boltaña en climat quasi méditerranéen. Ce taxon rare et menacé de disparition pousse dans les fissures des falaises calcaires entre 650 et 1800 m.


Petrocoptis pardoi Pau (1898)

Statut du taxon : accepté sous réserve (voir plus haut) - (Mise à jour : 06/2026).
Publication : Actas Soc. Esp. Hist. Nat. 1898:196 (1898).
Nom vernaculaire : petrocoptis de Montsec.
Synonymie : Petrocoptis montsicciana O.Bolòs & Rivas Martínez (1970) ; Petrocoptis crassifolia subsp. pardoi (Pau) O.Bolòs & Vigo. (1974) ; Petrocoptis montsicciana subsp. pardoi (O.Bolòs & Rivas Mart.) P.Monts. (1976) ; Silene pardoi (Pau) Mayol & Rosselló (1999).

Iconographie

Collectif, Flora iberica II Platanaceae - Plumbaginaceae ( partim), 1990.
f. allure ; g. détail de la fleur ; h. pétale ; i. capsule ; j. graine avec détail des poils de l'arille.
Antonin Nicol, Les fleurs des Pyrénées, 1991 : photo du bas référencée sous P. montsicciana.

Description détaillée

Plante vivace de 10-20 cm sans rosettes et très glauque. Tiges courtes, ramifiées avec des feuilles coriaces, lancéolées ou ovales-lancéolées ; les basales sont à peine pétiolées (pétiole mal défini) alors que les caulinaires sont sessiles. La population de la Sierra de Montsec ont plus souvent des feuilles groupées en rosettes caulinaires au bout des tiges ce qui lui valait d'être considérée comme une espèce à part entière, P. montsicciana. Apex pointu. Bractées atteignant 5 mm, coriaces et pointues, vertes à pourprées. Calice de 10-12 mm, vert-clair avec une teinte occasionnellement pourprée. Pétales entiers rosés. Floraison entre avril et juin. Graines mûres avec arille dont les poils sont claviformes.

Origine géographique : espèce la plus méridionale puisqu'elle est originaire des Provinces sud de la Catalogne (Castellón) et d'Aragon (Teruel) dans les fissures des roches calcaires sur des falaises entre 300 et 500 m. Une population très localisée pousse dans la Sierra de Montsec qui se trouve à cheval sur la Province de Huesca et celle de Lérida (Prépyrénées, Espagne), dans les vallées de los Ríos Segre y Noguera. Cette dernière avait initialement décrite sous le nom de P. montsicciana, qui pousse sur les falaises calcaires entre 300 et 1200 m.

Jacques Urban, 2010.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 6

Taxon inférieur : une sous-espèce acceptée sous réserve à ce rang.

Petrocoptis pardoi subsp. guarensis (Fern.Casas) J. Urb. (2010)

Statut du taxon : accepté sous réserve
Publication : ce site même si, aujourd'hui, sans l'officialité d'une publication à laquelle je n'ai d'ailleurs pas accès !

Synonymie : Petrocoptis guarensis Fern.Casas (1973) ; Petrocoptis crassifolia subsp. guarensis (Fern.Casas) Fern.Casas. (1975) ; Petrocoptis montsicciana subsp. guarensis (Fern.Casas) J.M.Monts. (1986) ; Silene pardoi subsp. guarensis (Fern.Casas) Mayol & Rosselló (1999).

Plante vivace de 20-40 cm très robuste, à souche ramifiée ligneuse, épaisse et laineuse, sans rosette. Tiges pendantes, avec des feuilles charnues, ovales-lancéolées, glauques ; les basales sont à peine pétiolées (pétiole mal défini) alors que les caulinaires sont sessiles et sont plus larges que celles de la base (unique dans le genre). Elles sont légèrement acuminées. Tiges florales portant peu de fleurs. Bractées de 2,4 mm, scarieuses (sèches et semi-transparentes). Calice de 10-13 mm, vert-pourpré. Pétales entiers rosés à rose-foncé de 18-22 mm de long et de 4-5 mm de large ce qui en fait une des espèces à grandes fleurs. Floraison entre (avril) mai et juillet. Graines mûres avec arille couvrant la moitié de la graine avec des poils boursouflés.
Origine : on la trouve dans les fissures des roches calcaires, sur des falaises sèches entre 520 et 1340 m, très localisée de la Sierra de Guara (Province de Huesca, Espagne). Taxon rare et menacé.


Petrocoptis pyrenaica (J. Bergeret) A. Braun ex Walpers (1842)

Statut du taxon : accepté sous réserve (voir plus haut) - (Mise à jour : 06/2026).
Publication : Repert. Bot. Syst. 1:281 (1842).
Nom vernaculaire : petrocoptis des Pyrénées.
Synonymie : Lychnis pyrenaica J. Bergeret (1803) ; Silene glaucifolia Lag. (1805) ; Petrocoptis lagascae (Willk.) Willk. (1851) ; Petrocoptis glaucifolia (Lag.) Boiss. (1854) ; Petrocoptis wiedmannii Merxm. (1968) ; Petrocoptis pyrenaica subsp. glaucifolia (Lag.) P. Monts. & Fernández Casas. (1988) ; Petrocoptis pyrenaica subsp. viscosa (Rothm.) P. Monts. & Fernández Casas. (1988) ; Petrocoptis glaucifolia subsp. wiedmannii (Merxm. & Grau) D.Fern.Gonz. & al. (1988). .

Iconographie

Urban Jacques, photo prise au col d'Aubisque.

Description détaillée

Plante vivace de 15-30 cm, glauque avec ou sans feuilles en rosette. Tiges courtes portant à leur base les pétioles des vieilles feuilles. Les feuilles basales sont pétiolées alors que les feuilles caulinaires sont sessiles. Chez le type, les basales sont couvertes de poils sur leurs bords ; ils tombent facilement et sont donc souvent absents chez les vieilles feuilles. Les entrenoeuds supérieurs sont souvent visqueux, collants (mais rarement dans ce qui était considéré comme une population type). Bractées de 1-4 mm, verdâtres, blanchâtres ou pourprées. Calice de 5-9 mm. Pétales émarginés, blancs, rosés à pourprés. Floraison entre avril et août.
Jusqu'alors P. pyrenaica semblait se distinguer de Silene glaucifolia essentiellement par des feuilles qui ne sont jamais disposées en rosette et par l'absence de poils sur le bord des feuilles d'où le rang de sous-espèce attribué à glaucifolia décrit en 1805. Quant à viscosa, son seul rang de sous-espèce lui était reconnu à la fois par la présence de poils, par des feuilles en rosette, par les parties supérieures nettement visqueuses et collantes (contrairement au type) et par des bractées plus petites. Ces caractères ne sont donc pas suffisant pour valider le rang de sous-espèce à ces taxons.

Origine géographique : Pyrénées occidentales et Cordillère Cantabrique (Espagne). Le type est commun dans le département des Pyrénées-Atlantiques, dans les Provinces espagnoles basques et dans le Haut Aragon (Province de Huesca). Elle pousse dans les fissures des rochers sur des falaises principalement calcaires entre 300 et 2500 m.

Jacques Urban, 2010.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 6

Taxon inférieur : 2 variétés et une sous-espèces acceptées sous réserve à leur rang.

Petrocoptis pyrenaica var. glaucifolia (Lag.) J. Urb. (2026)

Statut du taxon : accepté sous réserve
Publication : ce site même si actuellement sans la valeur officielle d'une publication à laquelle je n'ai d'ailleurs pas accès !

Synonymie : Lychnis lagascae (Willk.) Hook.f. (1868) ; Petrocoptis pyrenaica var. ansotana P.Monts. (1972-1973 publ. 1974) ; Petrocoptis lagascae (Willk.) Willk. (1851) ; Petrocoptis glaucifolia (Lag.) Boiss. (1854) ; Petrocoptis wiedmannii Merxm. & Grau (1968) ; Petrocoptis pyrenaica subsp. wiedmannii (Merxm. & Grau) T.E.Díaz & Nava (1994) ; Silenopsis lagascae Willk. (1847) ; Silene glaucifolia Lag. (1805 ; Lychnis pyrenaica var. major Lapeyr. 1818 ; Petrocoptis pyrenaica var. lagascae (Willk.) Rohrb. 1869 ; Petrocoptis pyrenaica f. angustifolia Pau 1928 ; Petrocoptis glaucifolia subsp. wiedmannii (Merxm. & Grau) D.Fern.Gonz. & al. 1988 ; Petrocoptis pyrenaica var. willkommiana P.Monts. 1983.

Se distingue du type uniquement par le fait que contrairement au type, glaucifolia ne se développe pas en rosette comme pseudoviscosa sous-espèce de pyrenaica. Elle est présente dans la Cordillère Cantabrique c'est à dire à l'Ouest de la population type. Or une autre population localisée dans la province de León est tantôt classée en sous-espèce de pyrenaica type (Flora Iberica) ou de glaucifolia quand elle est considérée comme espèce ; connue sous le nom de viscosa elle se développe pourtant en rosette (donc proche de pyrenaica) mais ses entre-noeuds supérieurs sont légèrement collants (visqueux) comme ils le sont dans une moindre mesure chez pseudoviscosa. Vous comprenez aisément que tout cela n'est qu'un jeu de combinaisons sur des caractères qui ne sont absolument pas des barrières reproductives mais seulement le résultat d'un relatif isolement géographique et écologique eu égard à la faible concentration des populations, acharnement nomenclatural donc qui ne mérite pas un tel pointillisme comme l'illustre une synonymie impressionnante en proportion de l'endémisme restreint de ce genre par ailleurs tellement homogène !

Petrocoptis pyrenaica var. hispanica Willk. (1854)

Statut du taxon : accepté sous réserve
Publication : Icon. Descr. Pl. Nov. 1: 31 (1854)

Synonymie : Petrocoptis hispanica (Willk) Pau (1916) ; Petrocoptis pyrenaica subsp. hispanica (Willk.) P.Monts. (1974) ; Silene alsinoides Pourr. ex Lange (1865).

Iconographie

Antonin Nicol, Les fleurs des Pyrénées, 1991.

Plante vivace de 15-40 à 60 cm, avec feuilles en rosette. Tiges densément feuillées avec des feuilles basales à pétiole larges, sans poils sur les bords, glauques et légèrement succulentes. Les caulinaires supérieures sont presque rondes. Bractées de 2,5 mm, blanchâtres ou pourprées avec la nervure centrale verte. Calice court de 6-8 (10) mm, blanchâtre. Pétales émarginés blancs ou légèrement rosés. Floraison entre mai et août.
Origine : endémique des Prépyrénées occidentales dans la haute vallée du Río Aragon entre 400 et 1700 m d'altitude (provinces de Huesca, Zaragoza et Navarra). Préfère les fissures des roches calcaires et des conglomerats (poudingues) de roches, sur les falaises. En Jacetaña (région de Jaca dans le Haut Aragon) il abonde dans les endroits ensoleillés en formant de larges tapis de fleurs blanches.

Petrocoptis pyrenaica subsp. pseudoviscosa (Fern.Casas) Fern.Casas. (1975)

Statut du taxon : accepté sous réserve
Publication : Candollea 30: 286 (1975)

Synonymie : Petrocoptis pseudoviscosa Fern.Casas (1973) ; Silene glaucifolia subsp. pseudoviscosa (Fern.Casas) Mayol & Rosselló (1999) ; Silene pyrenaica subsp. pseudoviscosa (Fern.Casas) Mayol & Rosselló (2000).

Plante vivace de 20-50 cm, à tiges pendantes, glabres et glauques. Feuilles rarement coriaces, les baseles pétiolées mais jamais regroupées en rosettes. Calice court de 7-9 (10) mm, pétales blancs ou légèrement rosés. Floraison entre mai et août. Graines d'environ 1,2-1,5 mm de diamètre mais capsule avec peu de graines. L'arille a des poils qui peuvent atteindre 2 mm.
Origine : aire de répartition très localisée aux gorges du Río Esera dans le Nord-est du Haut Aragon (Province de Huesca), dans les fissures des falaises calcaires entre 670 et 1600 m. Taxon extrèmement rare et menacé de disparition, très sensible aux modifications de son environnement