Nomenclature

Synoicus adansonii Verreaux (1851).

Phasianidae

Statut du taxon : accepté
Synonymie : Coturnix adansonii Verreaux (1851).
Noms vernaculaires : caille bleue, caille bleue d'Afrique ; Engl. african blue quail.

 

Bibliographie

J.G. Williams & N. Arlott, A field guide to the birds of East Africa, Collins 1980.

Mc Lachlan & Liversidge, Birds of South Africa, 1980.

R. Howard & A. Moore, A complete checklist of the Birds of the World, Oxford UP, 1980.

Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994.

 

Iconographie : en recherche d'illustration pour ce taxon

Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994 : 1 Synoicus adansonii mâle et femelle et 2. Synoicus chinensis mâle et femelle pour comparaison (les fleches indiquent les différences de plumage chez les femelles). Authors please read.

 Jacques Urban3. aire naturelle de répartition.

 

Description détaillée

 

Taxinomie : la caille bleue d'Afrique, longtemps sous-espèce de la caille peinte (S. chinensis) est désormais considéré comme une espèce à part entière et classée dans le genre Synoicus. Elle est conspécifique avec S. chinensis.

 

Caractéristiques : avec S. chinensis, la caille bleue est le plus petit représentant de l'ordre des Galliformes puisqu'elle ne mesure qu'environ 14-15 cm de long pour un poids de 40-50 g. Le plumage du mâle est brun foncé plus ou moins mêlé de noir sur les parties supérieures du corps et teinté de bleu près du cou ; Depuis le dessus de l'oeil, les côtes du cou, le haut de la poitrine et toutes les partie inférieures sont d'un bleu-cobalt foncé ; la gorge est noire, largement encadrée par un collier blanc presque identique à celui de la caille peinte (voir les différences ci-dessus). Cet ensemble permet à l'oiseau d'effrayer certains prédateurs car lorsque le cou est gonflé, ce masque ressemble étrangement à une gueule ouverte et à des yeux. Les couverture alaires et le haut des flanc sont roux chatain plus foncé que le roux ventral de chinensis. Pattes jaunes, iris rougeâtre, bec noirâtre. La femelle est brune striée d'ocre et de noir sur les parties supérieures et ocre strié de brun sur les flancs et la poitrine alors que le ventre est blanchâtre teinté de beige. Joues plutôt gris-ocre, gorge jaunâtre, iris noir.

 

Le mâle se distingue de celui de S. chinensis par l'absence de roux sur les parties inférieures et par les couvertures alaires chatain-roux contre brunes chez chinensis. Les femelles sont identiques sinon que celle de S. adansonii a des couvertures alaires nettement plus striées de noir que chez chinensis.

 

Cette petite espèce fréquente surtout les savanes, les prairies à forte densité de graminées qui produisent des touffes  importantes pour nicher avec une prédilection pour les zones humides, les bords de cours d'eau et les rizières. N'aime pas les zones arides. Vraiment peu de chose est connu sur ses comportements et ses erratismes saisonniers mais tout porte à croire qu'ils sont similaires à sa cousine asiatique. Elle est localement migratrice et vit le plus souvent par paires ou par couples ou en petits groupes de quelques individus. Elle se nourrit principalement de graines tombées sur le sols (surtout celles des graminées), de feuilles, d'insectes (dont les termites) et probablement d'autres petits invertébrés.

 

Moeurs : Selon la latitude et le régime des pluies, la saison de reproduction varie entre décembre et avril dans les régions australes (Zambie, Zimbabwé, Afrique du Sud) et février-juin de l'Afrique de l'Ouest au Kenya et en Tanzanie . Le mâle est monogame (?). En général, une seule ponte par an. Le nid est une petite dépression du sol, bien dissimulée dans les touffes denses de graminée et garnie sommairement d'herbes sèches. La femelle y dépose en moyenne de 3 à 9 œufs (6-8 en moyenne) crème à olive pâle, rugueux, de 25 X 19 mm en moyenne et en assure seule l'incubation pendant 16-17 jours environ.

 

Statut : cette espèce est suffisamment répandue pour ne pas être menacée même s'il y a une grande disparité selon les pays, assez dispersée sur une grande partie de son aire, rare au Zimbabwé ou au Mozambique mais très commune en Angola, en Zambie et au Malawi.

 

Origine géographique : l'espèce est présente en Afrique de l'Ouest au Sud de la zone sub-sahaienne, de la Sierra Leone au Cameroun et au Sud de la Centrafrique (mais est absente entre le Ghana et le Nigéria), au Nord du Zaire, en Ouganda et l'Ouest du Kenya puis de là jusque dans l'Est de l'Afrique du Sud (sauf une grande partie de la Tanzanie) et l'Angola à l'Ouest. Pas de sous-espèces reconnues.

 Jacques Urban 2017.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante

Elevage en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante