Genre Synoicus (Phasianidae) les cailles bleues, la caille tasmane - Florama Jardin Botanique des Pyrénées

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Famille Phasianidae

Genre Synoicus Gould (1843).

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 04/2026).
Liens taxinomiques : (en gras les genres valides) Coturnix, Anurophasis, Excalfactoria genre inclus.
Noms vernaculaires : caille ; Engl. quail.

Bibliographie : Collectif, R. Howard & A. Moore, A complete checklist of the Birds of the World, Oxford UP, 1980.

Urban Jacques, Elevage des oiseaux d'ornement, J & D Editions, 1990.

Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions 1994

Collectif, Illustrated checklist of the birds of the world, Volume 1 - Lynx Edicions 2014

Description

Carte de répartition naturelle du genre

Le genre Synoicus comprend 3 espèces qui étaient classées dans le genre Coturnix jusqu'en 2016. Ce sont des cailles parmi lesquelles on compte les plus petites espèces de la famille (S. adansonii et S. chinensis), qui ont une préférence pour des biotopes plus humides que les espèces du genre Coturnix, un chant des mâles très différents de ceux de Coturnix et qui ont semble-t-il une tendance à la monogamie. En fait la distinction avec Coturnix parait si flou que cela explique les régulières modifications taxinomiques. Ce sont des oiseaux discrets qui restent cachés dans la végétation et se déplacent peu à découvert. Enfin, à part la caille peinte (S. chinensis) qui y est très commune, les deux autres espèces sont inconnues dans les élevage en Europe. Le genre Synoicus comprend 3 espèces qui étaient classées dans le genre Coturnix jusqu'en 2016 et auparavant dans le genre Excalfactoria pour 2 d'entre elles et désormais invalide.

Taxons inférieurs : 3 espèces acceptées à ce rang.

Synoicus adansonii : caille bleue
Synoicus chinensis : caille de Chine
Synoicus ypsilophorus : caille tasmane

Famille Phasianidae

Synoicus adansonii (Verreaux, 1851)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 09/2026).
Synonymie : Coturnix adansonii Verreaux (1851).
Noms vernaculaires : caille bleue, caille bleue d'Afrique ; Engl. african blue quail.

Bibliographie : J.G. Williams & N. Arlott, A field guide to the birds of East Africa, Collins 1980.

Mc Lachlan & Liversidge, Birds of South Africa, 1980.
R. Howard & A. Moore, A complete checklist of the Birds of the World, Oxford UP, 1980.
Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994.

Iconographie : Authors please read.

Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994 : 1. Synoicus adansonii mâle et femelle et 2. Synoicus chinensis mâle et femelle pour comparaison (les flèches indiquent la principale différence de plumage chez les femelles).
Jacques Urban : 3. aire naturelle de répartition.

Description détaillée

Synoicus adansonii, caille bleue d'Afrique, Florama

Taxinomie

la caille bleue d'Afrique, longtemps sous-espèce de la caille peinte (S. chinensis) est désormais considéré comme une espèce à part entière et classée dans le genre Synoicus. Elle est conspécifique avec S. chinensis. Dans tous les cas ces deux taxons forment une super-espèce.

Caractéristiques

Avec S. chinensis, la caille bleue est le plus petit représentant de l'ordre des Galliformes puisqu'elle ne mesure qu'environ 14-15 cm de long pour un poids de 40-50 g. Le plumage du mâle est brun foncé plus ou moins mêlé de noir sur les parties supérieures du corps et teinté de bleu près du cou ; Depuis le dessus de l’œil, les côtes du cou, le haut de la poitrine et toutes les partie inférieures sont d'un bleu-cobalt foncé ; la gorge est noire, largement encadrée par un collier blanc presque identique à celui de la caille peinte (voir les différences ci-dessus). Cet ensemble permet à l'oiseau d'effrayer certains prédateurs car lorsque le cou est gonflé, ce masque ressemble étrangement à une gueule ouverte et à des yeux. Les couverture alaires et le haut des flanc sont roux chatain plus foncé que le roux ventral de chinensis. Pattes jaunes, iris rougeâtre, bec noirâtre. La femelle est brune striée d'ocre et de noir sur les parties supérieures et ocre strié de brun sur les flancs et la poitrine alors que le ventre est blanchâtre teinté de beige. Joues plutôt gris-ocre, gorge jaunâtre, iris noir.

Le mâle se distingue de celui de S. chinensis par l'absence de roux sur les parties inférieures et par les couvertures alaires chatain-roux contre brunes chez chinensis. Les femelles sont identiques sinon que celle de S. adansonii a des couvertures alaires nettement plus striées de noir que chez chinensis.

Mœurs

Cette petite espèce fréquente surtout les savanes, les prairies à forte densité de graminées qui produisent des touffes  importantes pour nicher avec une prédilection pour les zones humides, les bords de cours d'eau et les rizières. N'aime pas les zones arides. Vraiment peu de chose est connu sur ses comportements et ses erratismes saisonniers mais tout porte à croire qu'ils sont similaires à sa cousine asiatique. Elle est localement migratrice et vit le plus souvent par paires ou par couples ou en petits groupes de quelques individus. Elle se nourrit principalement de graines tombées sur le sols (surtout celles des graminées), de feuilles, d'insectes (dont les termites) et probablement d'autres petits invertébrés.

Selon la latitude et le régime des pluies, la saison de reproduction varie entre décembre et avril dans les régions australes (Zambie, Zimbabwé, Afrique du Sud) et février-juin de l'Afrique de l'Ouest au Kenya et en Tanzanie . Le mâle est monogame (?). En général, une seule ponte par an. Le nid est une petite dépression du sol, bien dissimulée dans les touffes denses de graminée et garnie sommairement d'herbes sèches. La femelle y dépose en moyenne de 3 à 9 œufs (6-8 en moyenne) crème à olive pâle, rugueux, de 25 X 19 mm en moyenne et en assure seule l'incubation pendant 16-17 jours environ.

Statut

cette espèce est suffisamment répandue pour ne pas être menacée même s'il y a une grande disparité selon les pays, assez dispersée sur une grande partie de son aire, rare au Zimbabwé ou au Mozambique mais très commune en Angola, en Zambie et au Malawi.

Origine géographique

L'espèce est présente en Afrique de l'Ouest au Sud de la zone sub-sahaienne, de la Sierra Leone au Cameroun et au Sud de la Centrafrique (mais est absente entre le Ghana et le Nigéria), au Nord du Zaire, en Ouganda et l'Ouest du Kenya puis de là jusque dans l'Est de l'Afrique du Sud (sauf une grande partie de la Tanzanie) et l'Angola à l'Ouest. Pas de sous-espèces reconnues.

Jacques Urban, 2017.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Élevage en Europe : aucun ; occasionnel ; peu commun ; commun ; abondant


Famille Phasianidae

Synoicus ypsilophorus (Bosc, 1792)

Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 09/2026).
Synonymie : Coturnix ypsilophora Bosc (1792).
Noms vernaculaires : caille tasmane ; Engl. brown quail.

Bibliographie : P. Slater, A field guide to the Australian birds - Vol. 1 Non Passerines, Rigby, 1979

R. Howard & A. Moore, A complete checklist of the Birds of the World, Oxford UP, 1980.
B.M. Beehler, T.K. Pratt & D.A.Zimmerman, Birds of New Guinea – Princeton University Press 1986.
Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994.

Iconographie : Authors please read.

Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994 : 1. femelles.
Jacques Urban : 2. aire naturelle de répartition. - Site web non référencé : 3. mâle, auteur inconnu (unknow author).

Description détaillée

Synoicus ypsilophorus, caille tasmane, Florama

Taxinomie

Comme toutes les espèces de ce genre, la caille tasmane a fait divers aller-retours dans le genre Coturnix au gré des auteurs. Originaire de Tasmanie, elle était d'ailleurs séparée de S. australis originaire de Nouvelle Guinée et d'Australie. Celle-ci comprenait une douzaine de populations dont la majorité sont désormais classées aujourd'hui en sous-espèces de S. ypsilophorus ; certaines, très peu différenciées (queenslandicus, cervinus et castaneus) et présentes sur la checklist de Howard et Moore citée en référence ne sont plus reconnues comme populations différenciées. Enfin citons S. y. monticola décrite en 1937 et pourtant absente de la liste pré-citée réapparaître dans la nomenclature actuelle. Or cette population est originaire des montagnes du Sud-est de la Nouvelle-Guinée comme S. y. mafulu : la question des différences entre ces 2 taxons reste posée car on peut quand même supposer que les oiseaux sont forcément en contact pendant leur période de reproduction et je doute qu'ils soient racistes !

Caractéristiques

La population type de cette espèce a un plumage assez semblable aux espèces du genre Coturnix sur les ailes et les parties supérieures de la tête et du corps, mais avec un ensemble plus contrasté entre la teinte de fond plus rousse et les stries ou taches plus noires, notamment chez le mâle. En revanche les parties inférieures sont distinctes avec un masque inexistant (seule la gorge étant marron-brun chez le mâle alors que ses joues sont gris-brun tachetés) et avec l'ensemble poitrine-flancs beige très striés de brun-noirâtre ; le ventre est beige à crème. Le bec est gris-brun ; pattes plutôt jaunâtres ; iris marron. La femelle est assez semblable au mâle mais sa gorge est claire et tout le reste de son corps est dans l'ensemble plus clair. Taille : 17-22 cm pour un poids de 75-140 g. En fait cette espèce a le même modèle de plumage et les mêmes teintes qu'une espèce, Anurophasis monorthonyx, classée donc dans un genre à part monospécifique originaire des montagnes de l'Ouest de la Nouvelle-Guinée.

Mœurs

la caille tasmane, contrairement aux autres espèces du genre Coturnix, aime les prairies et les zones parsemées de broussailles dans des zones plutôt humides ; elle fréquente aussi les zones de cultures, les chaumes, les haies et friches qui les entourent, les savanes boisées et tous les abords de zones humides dont les flaques temporaires après les fortes pluies. Par contre lors des fortes précipitations elle se réfugient sur les ponts hauts, plus au sec. Sa nourriture se compose essentiellement de graines de graminées et de céréales cultivées mais aussi de matières végétales (feuilles et bourgeons) et d'invertébrés dont de nombreux insectes adultes ou larves (sauterelles, papillons, scarabées). En général elle vit en couple ou en petit groupe, probablement les jeunes de la couvée précédente. La nidification a lieu entre août et janvier dans le Sud de l'Australie, entre novembre et mars en Tasmanie ou dans le Nord de l'Australie. Cette espèce est monogame. Le nid est une dépression du sol garni d'herbes sèches et caché dans des touffes d'herbes ou sous des buissons épais. La ponte est en moyenne de 7-11 œufs (4-6 en Nouvelle Guinée). La femelle couve seule pendant 21-22 jours. Les cailleteaux ont un duvet brun et marron dessous et brun foncé tacheté de crème sur le dos et la tête.

Origine géographique

La caille tasmane est présente en Nouvelle Guinée, dans les petites îles de la Sonde et dans une grande partie de l'Australie sauf un large quart Sud-ouest (mais on la trouve dans l'extrème sud-ouest de l'Australie Occidentale). Elle est donc rare dans les zones arides de l'Australie Occidentale et du Territoire du Nord qu'elle ne fréquente que lorsque les pluies ont été abondantes. Localement ses populations ont souffert du drainage de grandes zones cultivées pas toujours compensées par une augmentation des surfaces de chaumes.

Jacques Urban, 2018.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Élevage en Europe : aucun ; occasionnel ; peu commun ; commun ; abondant