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Famille Columbidae
Genre Caloenas G. R. Gray (1840).
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 04/2026).
Liens taxinomiques : Columba.
Noms vernaculaires : nicobar, pigeon nicobar ; Engl. nicobar pigeon.
Bibliographie : Derek Goodwin, Pigeons and Doves of the World, 1977.
Collectif, R. Howard & A. Moore, A complete checklist of the Birds of the World, Oxford UP, 1980.
Urban Jacques, Elevage des oiseaux d'ornement, J & D Editions, 1990.
Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 4 - Lynx Edicions 1997
Collectif, Illustrated checklist of the birds of the world, Volume 1 - Lynx Edicions 2014
Description brève
Le genre Caloenas ne comprend plus qu'une seule espèce vivante, Caloenas nicobarica, le pigeon de Nicobar dont le satut taxinomique est incertain. A priori il serait proche du genre Gallicolumba, peut-être une espèce intermédiaire entre ce groupe et les pigeons typiques. Sur bien d'autres points, il se rapproche des pigeons-fruits typiques des genres Treron ou Ducula. Une autre espèce aujourd'hui éteinte, Caloenas canacorum et originaire de Nouvelle Calédonie et des îles Tonga encourage cette hypothèse. Caloenas maculata originaire de Tahiti et probablement d'autres îles de la Polynésie est désormais considérée comme éteinte depuis 1928 date d'une description faite par des tahitiens.
Le pigeon nicobar est adapté à un régime alimentaire composé d'un certain nombre de grosses graines et avec la capacité de digérer les noyaux de beaucoup de fruits contrairement aux pigeons du genre Ducula qui les avalent mais ne digèrent que la pulpe. Cette espèce est confinée aux petites îles en évitant les plus grandes et les continents. Le pigeon nicobar est encore assez répandu dans plusieurs jardins zoologiques bien qu'il ne soit pas toujours aisé de l'apercevoir dans les volières richement plantées. Pour plus de détails se reporter à la description de l'espèce.
Jacques Urban, 1990, révisé 2018.
Taxons inférieurs : 2 espèces acceptées à ce rang dont une éteinte.
Caloenas nicobarica : nicobar à camail ou pigeon nicobar
Famille Columbidae
Caloenas maculata (J. F. Gmelin, 1789)
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 09/2026).
Synonymie : Columba maculata J. F. Gmelin (1789).
Noms vernaculaires : nicobar ponctué ; Engl. Liverpool pigeon.
Bibliographie : Collectif, Illustrated checklist of the birds of the world, Volume 1 - Lynx Edicions 2014
Iconographie : Authors please read.
Joseph Smit : 1. peinture de 1898 - Auteur inconnu : 2. (source avibirds.com)
Description brève
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Cette espèce considérée comme éteinte depuis 1928, date de la dernière description faite par des tahitiens, était principalement originaire de Tahiti et sans doute d'autres îles de la Polynésie. En fait elle n'est connue que par un spécimen collecté entre 1783 et 1823, conservé au World Museum de Liverpool (d'où le nom vernaculaire anglais de l'espèce) depuis 1851 et un autre qui a été perdu. Le specimen venait de la collection privé du comte de Derby, Edward Stanley, grand collectionneur d'oiseaux du XIXe siècle. Aucune donnée sur l'oiseau vivant.
Jacques Urban, 2021.
Famille Columbidae
Caloenas nicobarica (Linnaeus, 1758)
Statut du taxon : accepté - (Mise à jour : 09/2026).
Synonymie : Columba nicobarica Linnaeus (1758).
Noms vernaculaires : nicobar à camail, pigeon nicobar ; Engl. nicobar pigeon.
Bibliographie : Derek Goodwin, Pigeons and Doves of the World, 1977.
Collectif, R. Howard & A. Moore, A complete checklist of the Birds of the World, Oxford UP, 1980.
B.M. Beehler, T.K. Pratt & D.A.Zimmerman, Birds of New Guinea, Princeton University Press 1986.
Urban Jacques, Elevage des oiseaux d'ornement, J & D Editions, 1990.
Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 4 - Lynx Edicions 1997
Collectif, Illustrated checklist of the birds of the world, Volume 1 - Lynx Edicions 2014
Iconographie : Authors please read.
Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 4 - Lynx Edicions 1997 : 2. planche dessin.
Urban Jacques : 1. oiseau d'élevage ; 3. carte de distribution.
Description détaillée à venir
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Caractéristiques
Avec environ 40 cm de long pour un poids de 460-525 g, ce pigeon appartient aux plus grandes espèces de la famille. Il a une queue courte mais des ailes proportionnellement longues puisqu'elles atteignent la moitié de la queue. Le mâle a la tête, le cou et la partie supérieure de la poitrine grisâtre à noirâtre à reflets bleus et pourpres très voyants. Les plumes de son cou sont remarquables par leur longueur, ressemblant en cela aux plumes de la pintade vulturine et forment une sorte de collier. La queue et les sous-caudales sont blanches : l'ensemble du plumage est d'un vert foncé plus ou moins brillant et cuivré. Les rémiges sont noires. Iris brun, volumineux, rarement blanchâtre. Bec noirâtre surmonté à la base d'une caroncule plutôt molle. Pattes pourpre-foncé, proportionnellement plus longues que les pigeons de sa taille. La femelle est un peu plus petite ; sa caroncule est moins volumineuse et son plumage moins cuivré, avec les plumes du cou noires et nettement moins longues. La sous-espèce C. n. pelewensis est plus petite, plus bleuté et a les plumes du cou moins longues : ces caractéristiques ne sont pas suffisamment remarquables pour la définition d'une sous-espèce et de ce fait nous ne la validons pas en tant que telle.
Mœurs
Le pigeon de Nicobar fréquente les forêts denses, les mangroves, les broussailles des petites îles, même sur les plus petits îlots qu'il colonise en fonction de ses besoins, jusque vers 700 m d'altitude. Il y est très discret et très peu visible, d'autant plus qu'il est rare dans toute son aire, abondant seulement sporadiquement, notamment dans les zones où les fruits sont nombreux. En général on le rencontre par couple ou en solitaire. Occasionnellement, lors de mouvements migratoires il visite sans vraiment s'y installer les grandes îles. Sa nourriture se compose essentiellement de graines, de fruits (donc y compris leurs noyaux) et de toutes sortes d'invertébrés qu'il recherche sur le sol comme les genres Geotrygon et Gallicolumba. La plupart du temps ses activités ont lieu au crépuscule et occasionnellement pendant la journée. Ce comportement est sans doute responsable de ses yeux proportionnellement important et de sa queue blanche, alors très visible lorsde la fuite et non au repos. Le reste de la journée il se repose dans les arbres. Il se déplace rapidement sur le sol grâce à ses pattes assez longues ainsi qu'en vol, toujours rapide, avec son cou assez long et ses grandes ailes caractéristiques.
Espèce grégaire et sociable, le pigeon nicobar niche en colonies plus ou moins importantes (jusqu'à 1000 couples dans les plus grandes), dans les arbres, plus rarement dans des broussailles. Ce comportement est parfois un inconvénient car les colonies de certains îlots souffrent de la promiscuité avec les activités humaines. En revanche il est avantageux en captivité où il est alors possible de réunir plusieurs couples dans une vaste volière. Le nid est une plateforme de brindilles et est habituellement construit de entre 2 et 5 m (au-delà de 10 m si la colonie est souvent dérangée par les activités humaines). La ponte ne comprend qu'un seul œuf blanc et la saison de reproduction s'étale pratiquement toute l'année compte tenu de son aire de répartition ; une seule ponte par an. Sa nidification en captivité est irrégulière mais assez fréquente, surtout si on a pris soin de placer des cagettes soit dans les arbres même, soit contre les parois de la volière en les protégeant des intempéries.
Statut
Cette espèce est considérée en déclin dans la plupart de son aire à cause des activités humaines qui empiètent très souvent sur les lieux de nidification, notamment dans toutes les îles dépendant de l'Indonésie. Dans beaucoup de régions ce pigeon est toujours chassé pour la consommation et, dans une moindre mesure, pour le commerce d'oiseau d'ornement notamment aux Philippines. Selon l'UICN la seule réponse pour contrer ce déclin se limite au contrôle du commerce international avec son inscription à l'Annexe I de la CITES. Si cela limite le commerce des oiseaux captifs dans les pays occidentaux et empêche l'élevage ex-situ cela n'enraye en rien le déclin des oiseaux dans leur habitat. Rien n'est entrepris pour la sauvegarde des zones de nidification où la pression humaine est forte, rien concernant la création d'aires de protection, rien donc pour encourager une conservation ex-situ et les réintroductions futures. L'espèce, si elle est assez répandue dans de nombreux parcs zoologiques, ne fait l'objet d'aucun programme sérieux de conservation dans l'optique de réintroductions et les naissances ne servent qu'à alimenter les échanges entres parcs : bref, aucun intérêt pour l'avenir des populations naturelles.
Origine géographique
Espèce présente depuis les îles Andaman, Nicobar et l'archipel Mergui jusqu'aux Philippines au Nord et aux Petites îles de la Sonde au Sud. Elle atteint également les îles Salomon, l'archipel Bismarck et les îles du Sud de la Nouvelle Guinée mais est aussi présente dans diverses îles de Malaisie ou de la péninsule indochinoise. En revanche elle est absente des grandes îles comme Java, Sumatra, Bornéo, Sulawesi ou une très grande partie de la Papouasie-Nouvelle Guinée.
Jacques Urban, 2021.
Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Élevage en Europe : aucun ; occasionnel ; peu commun ; commun ; abondant
